Japan Tour 2014

Japan tour, Volume 2, Jour 1


C'est repartis,
Après une semaine assez folle pour finir les travaux de mon appartements et les préparatif du voyage me voilà sur le point de m’envoler une seconde fois pour le Japon !
J'ai fait tous les sac avec 5 vêtements de chaque type, dans un petit sac de 40L j'ai tout fait rentrer. Je peaufine les derniers préparatif et je file retrouver Lili en bord de seine pour lui dire au-revoir.
Quelle joie de la revoir après 6 mois. Et que de nouveautés, une nouvelle vie si l'on peut dire. C'est bien agréable de profiter de la fraicheur sur des transat orange a cotés du batofar.
Puis je retrouve Michel Nathalie, Raphaël et sa copine à l'éléphant du nil pour un pot d'au revoir.
Retour à l'appartement pour chercher les clef a remettre à Miss Fabienne dans son tout nouveau appartement gigantesque et magnifique. Et la table qui monte et qui descend sur laquelle on partage une vodka d’amitié. en cadeau je gagne un appareil photo des années 50; pas belle la vie ?
Je rejoins a pied, a la fraiche mon appartement qui a des allures d'appartements témoins pour 4H de sommeil avant de rejoindre Chatelet puis Charles De Gaulles.
Ça valait la peine d'arriver 3h avant pour finir par enregistrer les bagages 20mn avant le départ et subir la mauvaise humeur des autre passagers dans le même cas. Vol tranquille jusqu’à Frankfort; je lie amitié avec une jeune japonaise qui travaille pour la logistique aérienne au ministère de la défence du japon.
Je vais flâner quelques heures à Frankfort, la gare est impressionnante mais la ville un peut triste, j'en verrais plus a mon retour.
Je retourne a l’aéroport somnole un peut avant de faire une visio avec Mr Gael qui est déjà au Japon. On planifie un peut les concert. Puis j’embarque.
Ma voisine dans l’avion voyage avec son mari et son fils, ils vont rendre visite a leur second enfant au Japon, très gentils, on sympathise et on discute un bon moment avant de dormir.
Je suis fasciné par les gens qui dorme dans l'avion et j'y trouve une esthétique particulière. C'est vraiment très peut courant que des inconnus dorment côtes a côtes et si proche. Très étonant et très beau.
L'avion n'arrive pas à Narita mais a Hadena, on atterris sur l'eau, c'est très beau. Je rejoins la amamote line puis la stations de yusuke (après Ueno) ou mister François m'attend déjà.
Après une douche à l'appartement de ryusuke, on va faire un tour dans l'ancien quartier de l'an dernier et on retrouve notre chère Yomisedori.
Un petit coucou a l'ami Mistsuru qui travaille toujours au salon de thés oriental, en mangeant des glace très bonnes et en discutant avec une mère de famille qui promène ses deux filles dont l'une s'appelle Mayumi. Puis on retourne à l'appartement ou je joue un peut de guitare dans l'air doux du soir.
Gaël nous rejoins, on discute encore un peut de nos plan, puis Ryusuke.
Ensemble on décide d'aller manger dans un très bon Isakaya tenu par un ami de Yuko.
En y allant on trouve une statue de gozzila.
Onse régale et on boit du bon saké.
Aussi on est joyeux en rentrant par la Yamamote line. On veut aller au sento, mais il ferme alors on se rabat sur des glace achetées au Combini. Au passage on glisse sur une tyrolienne pour enfant dans un parc public.
On rentre fatigué en cherchant toujours la meilleure façon de se rentre à Sapporro pour répétter avec l'ami Go, frère de Ryusuke.

Jour 2 Tokyo - Sapporo

C'est la journée où on se rend à Sapporo. Après une bonne nuit, pleins d'un sommeil réparateur de l’excellent Isakaya de la veille on se lève assez tôt 8h30.
 Aujourd'hui c'est l'opération refaire mon sac en enlevant tout ce qui n'est pas nécessaire pour le laisser chez Ryusuke. Gaël m'aide dans cette tâche bien difficile, finalement je me retrouve avec deux sac bien organisés et pas trop lourds. On a réservé des billets d'avions, pour nous trois et la guitare sur Vanilla une compagnie aérienne qui fait la liaison Tokyo Sapporo.
On va déjeuner tout près dans le quartier d'un GuyDon, puis on rentre tranquillement en passant par le petit temple shinto. C'est un temple avec le renard, le dieu des affaires et de l'argent.
Puis on rentre chez Ryusuke et après une petite sieste on se met en route vers Nippori Station. De là on à la navette pour Narita. Il fait chaud mais avec la clim on est bien dans le train pour finir notre petite sieste.
Le vol vers Sapporo se déroule parfaitement et c'est bien plus rapide qu'avec le train, mais peut-être il manque le charme des paysages et du panorama de la mer; surtout vers Hakodate.
A Sapporo, Go nous accueille à la gare et on va chez lui avec le métro. Mitsué, la maman nous à préparé un très bon repas dont la base est les somen, des pâtes blanches japonaises très fines.

En accompagnement, beaucoup de légumes de la région d'Hokaïdo. Kayoko est de la fête, on est très content de la revoir. C'est l’occasion de lui rendre le livre qu'elle m'avait prêté "La ballade de l'impossible" de Murakami. On mange bien et on rigole en buvant de la bière de Sapporo et du saké. Mais on ne se couche pas trop tard car demain Mitsué travaille et nous on répète avec Go.

Jour 3 - Répètition à Sapporo, Saké testing et AouuuuAouuu en skipe.


Aujourd'hui reste à Sapporo et on répète chez Go. On doit travailler les parties "batteries" des morceaux de notre répertoire pour pouvoir jouer à Hakodate, à Irozaki et peut-être aussi une date à Sapporo même avec Go. On commence dès le matin après le petit déjeuné, après avoir bien ri en essayant des figures horribles avec les bas de contention qu'on a gardé pour le spectacle "paint your teeth" déjanté de Tokyo. Quant on voit le résultat ça promet ! Horribles têtes de Yokai japonais !
Alors on répète bien toute la journée et on fait juste une pause vers 16h pour aller déjeuner dans un petit restaurant de Guidon, un bibim pap avec du riz pas cher, puis on va se promener dans le parc. On retourne au travail. Aujourd'hui on a monté "Vaille que vaille" avec une belle partie de batterie et on a eu le temps de répéter le déserteur et "Ma maman m'a dit" (séance psycho-musicale d'extériorisation des émotions pour l'ami Go).
Dans la soirée on se rend à Sapporo et on cherche parmi une dizaine d'adresse de liquor store que nous à donné Yuko san une adresse où on trouverai le bon saké de la brasserie Shinkame. Mais les adresse au Japon !!! Quelle histoire, il faut d'abord trouver le quartier puis l'avenue puis le pâté de maison et enfin la rue... et finalement on finit dans un petit resto à demander notre chemin à la patronne, une grammaire hyper active qui nous explique tout très bien dans un japonais qu'on ne comprend pas mais à grand renfort de geste. En gros, l'adresse qu'on a est fausse, le liquor store est à... 30 pâté de maison de là  !
Donc on abandonne mais sur la route du retour, en passant devant la Sapporo Factory, la brasserie de la bière sapporo...
On voit une boutique ouverte en face dans la rue et ils ont du saké de la brasserie Shikame ! Gaël est très content et on achète quatre bouteilles en cadeau pour Mitsué et Go.
On rentre a pied jusqu'a la station Odori puis chez Go.
Mitsué a préparé un bon repas à base de Yakisoba, hmmmmm.
Dans la soirée, on reçoit un appel Skype de Emilie qui est à Fontenay-aux-roses, elle nous fait visiter sa belle maison et on interprète même pour nos hôtes, un "Aouuu Aouuu", à 10000 km de distance !

Jour 4 - Sapporo, répétition dans un parc qui n'est pas le jardin botanique.


La matinée d'aujourd'hui est consacrée à diverses activités "internet et communication" comme la mises-à-jour de nos dates de concert sur le site d'Uchronie, sur le facebook d'Uchronie on poste aussi une demande d'hébergement à Hirosaki, près d'Aomori où nous allons faire un concert.

Je commence aussi à répondre à un petit questionnaire sur l'eau en France, une demande pour un travail scolaire d'un petit enfant japonais que connais Ichico. C'est marrant et ça va me demander de bien travailler mon japonais pour pouvoir lui répondre correctement.

On commence ensuite à répéter, une fois de plus "vaille que vaille", puis 3 chansons de François :  "Hanna Fubuki ", "Technicienne de surface" et "Le grand Cannibale de Paris".


On retourne manger dans le petit restaurant de Giu - don, Et puis on va répéter dans le petit parc à coté. Mais moi je voulais aller au Jardin Botanique !!!! ça aurait été beaucoup plus sympa. Enfin....

On travaille bien " le Grande cannibale de Paris" tandis que des enfants se baignent dans la petite piscine à coté et que les mamans discutent sur des bancs.

 

On se retrouve chez Go pour diner. Et on va répéter encore dans un studio de répétition qu'on a loué en ville pour deux heures et demie.


En rentrant on essaie de faire le moins de bruit possible pour ne pas réveiller Mitsué.... Raté !

Jour 5 - Sapporo Night

On se lève tard ce matin et on commence par un brunch japonais avec du riz, du kimshi, des aubergines et de l'ommelette. Puis on se lance dans le travail. On crée un nouveau morceaux "Sumimassen" a partir d'une musique inventée l'an dernier alors que nous arpentions les rues de Tokyo.
Vers 18h on fait une pause et on prend la direction de Marayama Sta, pour retrouver Kayoko.
On retourne a la galerie marchande qu'il y a par la bas et ou on trouve une boulangerie française.
Il y a un paint aux amandes et macha très bon. On trouve aussi du fromage français, j'achète un morceau de conté que nous gouterons avec le saké.
Kayoko nous rejoins et on se rend dans un bar a bière à cotès de chez elles. Je prend une Kuedo, bière japonaise de qualité.
On discute un moment et on part retrouver Go, autant en retard que nous pour le rendez vous au studio de répétition.
On travaille pendant deux heures trente, puis on va manger au bord de l'eau un bento acheté au Lawson.
On retrouve un pote à Go avec qui on doit rencontrer le patron d'un bar "l'espagna", ou on peut jouer dimanche. C'est le quartier très animé et haut en couleur de Susukino. Il y a plein de ppillons blanc, assez gros qui voltigent partout autours des reverberes et affolent les jeunes filles.
On boit un verre au café, puis on discute avec le patron et convenons de fire un concert dimanche à 8h.
On quitte l"espagna" pour le Boutty ou on retrouve nos amis de l'an dernier Sebastien et Hiroko.
On appelle Emilie pour lui souhaiter son anniverssaire et on lui laisse un petit message video avec les mixs de Sebastien comme bande son.
Pour rentrer, on marche un brin en mageant des Takoyakis. On cherche un Tako, mais c'est pas simple d'en trouver un pour 5 personnes, on y arrive finalement et après avoir fait une derniere halte au combinis on rentre se coucher.

Jour 6 somen, conté et bon saké


En se reveillant se matin on fait la connaissance de Tomoko, une amie de Mitsue, et on prend un bon et copieux brunch japonais très très bon.
On fait ensuite une répétition générale des morceaux appris ces derniers jours.
L'après midi on se rend au magasin de musique, à Odori Sta, dans un grand immeuble. Et on passe quelques heures a choisir un petit amplis de guitare à batterie. Comme beaucoup de matériel électronique, ils sont moins cher au japon.
Puis on se rend dans le parc de Odori pour faire un petit concert. C'est rigolo on joue debout en se déplaçant dans les allées du parc (j'ai aussi acheté une lanière pour la guitare). On est parré pour le concert de demain soir.
Il fait bon ce soir, on rentre chez Go pour se régaler une nouvelle fois de la cuisine extraordinaire de Mitsue.
今日、みつえちゃんは とてもおいしいちょくじをつくりました。
calamards いかイカフライ, katsudon かつおのたたき、Somen そめん.
On mange aussi du conté acheté hier a la galerie marchande, excellent avec un daiginjo, mais comme on n'en avait pas on a fait avec un Ikomago (chinkame), et c'etait très bon aussi.
Mots apris aujourd'hui : けさつ : policierぶくろ : sac plastiqueつくる : fabriquer

Jour 7 - L'homme bleu de sapporo et les papillons blanc


Aujourd'hui c'est notre premier concert au Japon. On va jouer à Susukino, haut lieux des nuits de Sapporo. Le bar s'appelle "l'España".
Le matin on prend un vrai brunch japonais de dimanche matin, avec saucisses, légumes, omelettes et riz au Kimchi; merci Mitsué.
 On traine une partie de la matinée avant de définir le plan d'action; Go doit aller chercher un matelas gonflable chez son père pour le séjour à Hirozaki, où nous dormirons dans un temple. On décide donc de partir ensemble, Gaël, François et moi on va directement au studio de répétition à Susukino, Go va chez son père chercher le matelas.
On porte sur nous tous le matériel, c'est a dire une guitare, une batterie et trois amplis. On va se caler au bord de l'eau, où go nous à amené hier et je sirote une "Sapporo classic" bien fraîche.
Go arrive pas trop en retard on répète deux heures avant de se rendre au bar.
La-bas on défait et installe tout notre attirail. Le son de la guitare passe par un ampli où un micro le redirige vers la sono du lieu, la voix passe directement par la sono du lieu et aussi par un petit ampli portatif.
On commence le concert à 8h par "vaille que vaille", puis "écris moi", ou François se peint en bleu et commence une performance qui l’emmène d'abord et une fois de plus au milieu des voitures. Puis il revient vers le café et commence à jouer avec les gens attablés qui adorent ce personnage étrange d'homme au visage bleu. Les passants ralentissent, s’arrêtent, les enfants adorent.
On joue ensuite "Le Christ aux oliviers", "les loups", "les poissons rouge" et "Hanna Fubuki".
Le concert s'achève sur cette note douce de monsieur François, qui chante avec une voix perchée cette chanson bien bucolique.
On décide de rejoindre à pied le parc Odori, mais à notre façon, on sort la guitare et l’amplification, et on chante "sumimassen..." la chanson de Go !
François lui apprivoise les papillons de nuit blancs de Sapporo. Au japon ils ne les appellent papillons, et ils ne les aiment pas beaucoup, ce sont les "Gas". François en attrape quelques uns et les pose sur sa tête d'où ils ne bougent pas, ils restent accrochés. Et il se promène ainsi, effrayant les enfants et les jeunes filles. On arrive à un croisement où on fait une performance un peu plus longue, puis on reprend notre route en chantant.
Au parc Odori on fait une performance dans le théâtre crée par le bassin assez grand, on se place au bord avec Gaël et françois rentre dedans et commence à faire une performance sur "Le Christ". Puis on chante "Le déserteur" et il s'enfuit de l'autre cotés parmi les statues des trois grâces !
Il y a beaucoup de jeunes au parc Odori et on discute tranquillement parmi ceux qui sont là, il y a les fans de foot, bien sûr les amateurs de bière "Sapporo", mais aussi de jolis visages.
On rentre finalement par le métro de minuit, avec une dernière performance reprise de l'an dernier dans le métro. La même qu'à Tokyo mais en bleu. Demain on se lève à 6h et on part à Sapporo.
Mots appris aujourd'hui
けっして-->jamais
ずと-->toujours
きおん--> temperature
temperature (corp boisson nouriture) --> あんど
すっぱい --> acide (fruit)
かんぎる -- sentir
さんみをかんじる --> je sent une acidité
苦い -- にがい --> amer
あまい -- sucré
にがみ -- amer
さんみ  -- acide

Jour 8 - Sapporo - Hakodate, welcome party again !

 François me reveille à 6h, on embarque pour Hakodate par bus. On fait les sacs, et après le petit déjeuné, c'est le moment de dire au revoir à Mitsué.

A OOdori, il n'est pas facile de trouver le bon endroit pour prendre le bus. Les bus sont confortable, trois rangés de siège individuel, ou on peut dormir. Le voyage durera 5h. On dort un peut, et on peut profiter de la vue de la très verte campagne japonaise. Le temps est pluvieux.
On fait connaissance avec nos voisins de derriere, des taiwainais, lui est prof de droit, on leur fait ecouter notre concert d'hier, ça a l'air de leur plaire, peut étre viendront ils nous voir à Hakodate.
A Hakodate, à la descente du bus, on plonge dans un air chaud et chargé d'humidité. On marche jusqu'au Shalum Hotel, ou on rentre en espérant dire bonjour à Mr Kato, le directeur de l'hotel que nous avions rencontré l'an dernier.
Il n'est pas là mais c'est l’occasion de revoir Chiaki, et Brian. Brian nous propose d'ammener nos affaires jusqu’à la maison que nous avons loué par airBNB.
On se rend au studio de répétition d'Hakodate en prenant un des ces vieux trams des années 70 qui marchent toujours. Une dame nous reconnais, et se souviens bien des performances de François l'an dernier.

On mange un bento sur le pousse et on repétte pendant 3h, on paufine bien notre nouvelle chanson "Sumimassen".
Ensuite on se rend à la welcome partie, ou on retrouve Yan, Mr Kato et d'autres amis de l'an dernier. Après la performance de Brian on fait un petit concert performance sur le même lieu. François danse avec un petit gamin adorable, c'est très beau. On joue avec Takapartch à la trompette qui fait de belles improvisations.
On va ensuite manger dans un Isakaya avec Yuko qui est arrivé de Nagoya dans la soirée. Très bon repas de fruit de mer et de légumes avec du saké d'Hokaido. Ahhhh OOkaidoooo Okaidooooohooohooohoo.
Japonais appris :
今のところ--> expression, "pour le moment", "pour l'instant"
覚える--> se souvenir
あなたのこと覚えいています --> je me souviens.
ライブ-->live, concert
是非行きたいとおもっています-->j'ai vraiment envie de venir
もし---> si 
よければ-->si vous voulez

Jour 9 - Concert sur Bunda stage et bon Isakaya


Premier concert au World Music and Danse Festival d'Hakodate 2014.
Le matin François part en ville avec Gaël et Yuiko qui vont acheter des vivres (Somen, camenbert d'Hokaido et bon saké au menu).
Il récupère au marchés les vielles assiettes à Ika, des carcasses d'oursin, une paire de bas rouge et d'autres bricoles qui lui servirons à confectionner son costume du jour.
Je m'occupe de répondre a des mails, faire le blog et du montage vidéo.
A midi on mange donc ces Somen et du camembert. On trouve donc du camenbert fabriqué a Hokaido, qui est une des grandes région productrice de lait au Japon. Aujourd'hui on goute le camenbert normal et celui au gout fumé. Le gout se rapproche de celui de notre camenbert français, mais la texture en est éloigné et ressemble plus a un fromage coulant style vache qui rie.
On se rend pas trop tard au parc Motomachi pour faire nos balances puis le concert. Sur place on retrouve beaucoup d'amis qui reconnaissent François, le populaire King Crab de l'an dernier.
 
Cette année, c'est plustot un Kogai marin aux yeux de mouche monstrueux qui investit le tranquile parc Motomachi.
Sur scène on invite Takapatch, le trompetiste du human juxe box a  jouer avec nous.
On commence par les "poissons rouges", puis "le deserteur", "ange", "vaille que vaille", "technicienne de surface"et "zorro".
Le concert se passe bien, Yuko filme. François fait de belle performance et a la fin de "ange" il cour se réfugier dans son arbre fétiche.
On mange ensuite un brin a la cantine du festival ou c'est l'ocasion de revoir avec plaisir la très gentille Narumi.
On quitte le site du festival en taxi pour se rendre dans un très bon Isakaya ou nous faisons ripaille. La cuisine est excelente et il y a de très bon sakés.
On rentre a pied, car il n'y a pas de tram après 11h30. Heureusement grace a la boussolle de gaël on ne se perd pas.
Une fois a la maison, on a pas sommeil, et quelques trucs a boire encore, alors on fait une compétition de quarto que je ne perd ni ne gagne.

Jour 10 - Samurai Zombi, Oishii Izakaya


 Belle matinée, la température à baissée pendant la nuit et il fait bon se matin. On s'occupe des lessives et des préparatifs pour l'après midi. Comme on retourne a l'Izakaya ce soir et qu'il y a a manger au festival, on ne déjeune pas.
On fait aussi quelques belles parties de quarto avec Mr Gaël, et je finalise le montage du petit générique pour nos vidéos.
François se fabrique une armure a partir des assiettes de calamar. Avec une belle peinture sur le visage il ressemblera tout à fait a un samourai de théâtre japonais.
  
On se rend au Shalum Hotel pour récupérer le bus vers Motomachi kouen. On se rend au stand indien du festival et mon mange des nam au curry délicieux. On range les guitare a cotès de la cantine, mais comme il commence a pleuvoir on attend un peut avant de faire le spectacle et je discute avec les gentilles cuisinières. Comme j'ai perfectionné mon japonais, c'est plus amusant que l'an dernier.
Finalement la pluie cesse et on commence a faire notre performance, François en costume de Samurai parle en logorées japonisante.
J'accompagne la déambulation à la guitare avec mon petit amplis portatif. Il y a plein de famille avec des enfants et on s'amuse beaucoup. Une bande de gamin décide de suivre le samurai. Il y a plein d'aventure, des combats, des déambulation, une danse folle de papillon. C'est chouette.
Après la performance on a encore le temps de se promener dans le festival, manger du riz a la coréenne et boire un des délicieux mojito qu'ils préparent ici.
Puis on prend le bus et on se rend au même Isakaya qu'hier ou on mange très bien. Cette fois ci on passe la soirée avec Seiji Ishikawa et son amie Taka.
Comme hier le repas est délicieux et les sakés délicieux. On rentre avec un taxi Moomoo, ils sont rares et il parait qu'ils portent chance.
 
Un petit tour au combini pour acheter une glace au thé vert et on passe la soirée dans la cuisine à discuter et je finis par ecrire ce blog en même temps que nous abordons avec Mr Goo quelques rudiments de français.

Jour 11 - Hana Fubuki sur l'Atlas


C'est aujourd'hui le jour de notre grand concert au festival, sur la grande scène Atlas en face de la montagne d'Hakodate.
Le petit déjeuné du matin ( miso soupe et riz blanc ) nous met en condition. On regarde les vidéos des derniers jours, dont les performances d'hier et le premier concert au WMDF.
On part assez tôt pour le parc Motomachi, car les balances sont prévues à 13h30, bien que l'on doive jouer à 17h. On passe par le quartier de la gare pour acheter les billets de train.
On fait les balances, c'est la même équipe que l'an dernier, tout se passe bien, cette fois encore je vais jouer debout et on sera accompagné par Takapatch.
Après les balances on va répéter devant les loges avec notre petit ampli de voyage et on fait connaissance avec Pim et les membres de groupe de danse Thaïlandais.
François se fabrique un costume avec des fleurs du parc Motomachi. Durant le concert on aura le droit a une tempête de fleur !
On travaille tous les morceaux avec la trompette, la séance de travail est intense mais intéressante.
Je vais ensuite manger une assiette de Ramens au Kimchi et du calamar frit délicieux, et je me ballade un peu dans le festival, on peut écouter les répétition du groupe tchèque de musique médiéval très intéressant.
Dans le coin des cuisines, je vais faire un coucou à Narumi, et je fais la connaissance d'un groupe japonais de chanson folk américaine. On discute en attendant que la pluie cesse.
Je vais voir le spectacle des danseuses Thai, puis il y a un petit spectacle avec des instruments en bois distribué dans le public. Ce sont des petites percussions en bois qu'il faut secouer et qui jouent une note précise. Le groupe sur scène joue le chef d'orchestre, ils interprètent quelques airs simples, le résultat est intéressant.
Puis c'est à nous de jouer. Le programme aujourd'hui c'est "Le Christ", "le deserteur", "sumimassen", "hanna fubuki" et "les loups". On fait un beau concert et il y a beaucoup de monde sur les escaliers de la scène Atlas.
François commence sa performance par une transe "tempête de fleur" sur "le Christ aux oliviers", puis il part recruter des volontaires qui monteront sur scène à la fin du déserteur. La suite du concert reste dans une bonne énergie. On est très content de ce concert. Le concert a été filmé par la vidéaste du festival, on aura donc une captation de grande qualité.
Après le concert on va essayer de vendre quelques CD. Puis Gaël, Go et Yuko vont à l'isakaya avec les membres du grouppe tcheque, François et moi on reste au festival et on passe la soirée avec Taka et Ishikawa.
Taka a mis son beau yukata fleuri qui lui va à merveille.
Kanako chan nous fait une démonstration de musique d'Okinawa acompagnée au Sanchin.

Il commence à pleuvoir et on va finir notre repas de yakisoba à l'abris près des cuisines.
Ishikawa nous racompagne dans sa petite voiture, et on va finir la soirée, François, Ishikawa, Taka et moi devant un verre de Shinkame, quelques parties de quatro et des bribes de conversations en japonais. François en profite pour se débarbouiller la gueule.
Yuko, Go et Gaël rentrent un peu plus tard, et on commence à faire les sacs parce que denain on part tôt pour Aomori puis Hirosaki où on va faire un concert avec Atsuko Nagaï rencontrée l'an dernier dans le train Aomori - Tokyo.

Jour 12 - Hirozaki


Ce matin, branle bas de combat on se reveille a 8h30 pour prendre le train en gare de Hakodate à 9h30 ! ET le temps de plier mon sac compliqué de trouver mes affaires égarées ... voilà qu'on risque d'étre en retard et que je ne trouve pas mes lunettes qui sont finalement au fond de mon sac; enfin on part.
On marche vite jusqu'a la gare et finalement on attrappe facilement le train et on a meme le temps d'acheter des petits dejeuner.
Je profite du train pour rediger le blog, françois fait des photos, Go lit.

 On change de train à Aomori pour Hirozaki, le paysage est très vert, on voit beaucoup de rizières et une belle montagne au loin, c'est le mont Iwaki (en fait un stratovolcan nous dit wikipedia). Il est très beau et domine la plaine.
On arrive à Hirozaki ou on est accueilis pas Atsuko qui est venue nous chercher à vélo. On marche a pied jusqu'a "eat and talk", le restaurant ou on va jouer ce soir.
On y mange à midi quelques légumes a l'italienne avec de la viande préparé façon chinoise. Après ce bon repas on commence à travailler pour le concert du soir. Atsuko joue du Steeldrum un instrument de percusion mettalique, celon la partie que l'on frappe avec un petit maillet, c'est une note différente qui est produite.
On travaille quelques morceaux (Ali Baba, la bibliothèque, eris moi, hannafubuki...) jusqu'a 18h.
Puis on fait une petite pause, on installe le materiel et on range nos affaires et on attend les invités. Ce sont surtout des gens de la fac d'Atsuko, dont sa professeur de Français. Du coup il y a beaucoup de francophone ce soir. On fait un concet interessant, très rock et très sautillant pour moi. Le deserteur est particulièrement fou. Sur "Le christ aux oliviers", je vais chercher l'histoire d'Atsuko au fond de son steeldrum.
Vaille que vaille se transforme en combat de boxe musicale avec Go. Bref un concert pas ordinaire. Mais on est tous très content.
Après le concert on prend un peut de temps pour discuter puis on nous conduit au temple ou on va passer la nuit. On dort en fait dans la maison de la famille qui est propriétaire du temple et non dans le temple lui même. Hyper moderne et confortable, on se croirait dans une maison américaine; on est presque un peut déçu.
On va faire une petite virée nocture avec François et Go dans quelques un des 33 temples d'Hirozaki et on s'aventure dans les cimetières.
Or c'est bien imprudent en cette période d'Obon, la saison des fantômes.

Jour 13 - Iwaki san Onsen

Après une nuit agréable et un sommeil réparateur sur les tatamis de la maison du temple Shougakuin "Dallas, ton univers impitoyabaaable"de Hirosaki, nous nous réveillons et commençons un petit conciliabule afin d'établir le programme du jour.
On décide de visiter un peu la ville puis on va retrouver Atsuko (Diane) et Makiko (Fabienne). On va visiter le parc du château de Hirosaki (Hirosaki Jo) puis on va dans un Onsen. Le soir on prendra un bus de nuit AAAATROOOOOCE "O'TBus jusqu'à Tokyo.
Mais avant on boit un café dans la cuisine puis on va faire un petit tour et visiter le temple pendant que Tomoko nous prépare un parfait petit déjeuné japonais.

En ce moment c'est Obon, la fête des morts au japon et beaucoup de familles vont se recueillir sur les tombes et les petits autels qui sont dans les temples.

A notre retour Tomoko a mit les petits plats dans les grands; le petit déjeuné est un régal. Il y a une soupe miso, un bol de riz blanc et un petit bol de nato. Une assiette avec quelques légumes et une prune amère. On a aussi droit à des nochis grillés dans de la sauce de soja et avec un petit morceau de beurre fondant dessus. Un régal. Notre meilleur petit dejeuné japonais.
On va se reposer un petit peu et on attend Atsuko et Makiko qui arrivent alors que nous sommes en pleine séance d'initiation au Zazen.
On quitte nos hôtes et on monte dans la grande voiture rouge de Makiko. On commence notre journée par une petite promenade dans le parc du château de Hirosaki. C'est assez charmant. On fait une belle photo et on s'étonne devant un panneau d'information qui nous explique que le château va être déplacé. On retourne à la voiture et on roule pendant 30mn environ avant d'arriver à une plantation de pommiers située au pied du volcan d'Iwaki.
Ici on fabrique du cidre. Le bâtiment est original une sorte de pyramide à trois côtés. l'architecte est connu au Japon.
On goutte un verre du cidre, qui est assez déconcertant car il n'a pas de bulle. On visite un peu la plantation et on va à la boutique-restaurant. Ici on ne jure que par la POOOOOOOMME, s'en est même un peut énervant. Il y a de la pomme partout jusque dans les Ramens (such a shame !!!!)
Après une petite pause pour prendre en photo le beau panorama, on reprend la route vers la montagne pour se rendre dans le Onsen. Fabienne devient la bonne soeur de Louis Defunes et conduit comme une dératée pour arriver avant la fermeture !!! (tout le monde fasten his belt !) Celui-ci est excellent ! Il y a un bain très chaud à côté des douches, un bain glacial et un sauna. Enfin le onsen à l'extérieur, presque au milieu de la forêt.
Délicieux !!!!!!
On retrouve Atsuko et Makiko, toutes jolies après le bain et on prend le chemin du retour vers Hirosaki. En chemin on s'arrète au très beau temple Iwakisan ginja où on remercie la montagne pour la bonne eau chaude et souffrée qui nous a revigoré. Le temple est superbe au milieu d'arbres majestueux. Gaël en convient (ce qui est exceptionnel  !!!), il trouve même l'endroit magnifique. (mot que l'on n'avais jamais entendu dans sa bouche !!!)
On repart vers la ville, on s'arrête dans une supérette pour acheter quelques sushis et des sojus parfumés pour nous occuper dans le bus.
Puis on se rend à la gare, on récupère nos sacs et on mange nos sushis en attendant le bus.
Le bus arrive on va charger les affaires et on embrasse Atsuko et Makiko en promettant de se retrouver l'année prochaine, ou bien avant, en France peut-être...
On monte dans le bus et on déchante; il semble bien moins confortable que celui qui nous avait mené d'Hakodate à Hirosaki; en plus on ne pourra pas voir la route à cause des rideaux et ils éteignent la lumière ! A peine si j'ai le droit d'utiliser mon ordinateur pour écrire ces quelques lignes ! Tamaré !!!

Jour 14 - Répétition avec Amieちゃん


Le bus arrive vers Tokyo à 7h30, on a droit une dernière fois a la lumière a fond balancé par la gueule, on dit "merci" et on s'enfourne dans le métro de la Yamamote Line, direction la maison de Ryusuke qui nous attend chez lui.

On se repause un peut, prend une douche, se déplie des froissage de la nuit, puis on décide d'aller manger des Udons pas loin. A peine est on en route qu'il se met à tomber des cordes, le typhon n'est pas loin !
Le Udon etant fermé on rentre dans un très bon Ramen et on se régale quand même.
Puis on retourne chez Ryusuke finir la sieste avant de partir pour Nakani, à 30mn.

C'est là qu'on retrouve Amie, rentrée l'an dernier et qui s'occupe de la revue ふれんす。
On va boire un verre dans un café en sous sol et on discute pendant 1h30 avant d'acceder a la salle de répétition. Celle ci est de bonne qualitée, l'isolation phonique est bonne et le son est bon.
On travaille "Les loups" puis "Alibaba" et "Anna fubuki".
Les propositions sont très intéressante et Gaël dirige parfaitement la séance de travail.
On fait aussi une très belle version de Aie en duo avec François et Ami.
Le soir on doit retrouver Junnichiro, le frère de Goo et Ryusuke, mais on se perd en allant beaucoup trop loin et on finis par trouver l'Isakaya (qui est très prêt de la gare) en appelant Ryusuke sur son téléphone.
On passe une bonne soirée entre bière de Sapporo et petits plats et on fait la connaissance de Kinukon et de King qui nous fait découvrir son ancien groupe dont le son tradi-rock nous interpelle.
On ne tiens pas a rater le denier bus, donc on reprend assez tôt la route vers notre petit quartier bien aimé.

Jour 15 - parc Ueno, sento

C'est une journée de "repos" aujourd'hui. Peut de choses prévues; on s'occupe de léssives, de montage vidéo...
On va acheter au supermarché de quoi faire un repas de midi; Udon etalgues séchès.
Il fait chaud dans l'après midi et on se rafraichis régulièrement. Vers 17h on se rend par les petites rues jusqu'au parc Ueno.
Il y a un grand bassin avec des fontaines qui se déclenchent a certains moments et un éclairage par en dessous.
François n'y tiens pas... il va évidement jouer dans l'eau et on se refait l'épisode d'Oodori garden, mais plus orchestré.
Les jets d'eau mettent du temps a se mettre en place mais le spectacle arrive. J'acompagne grace au petit ampli portatif de ma guitare.
Après la performance on se lance dans des expérimentations électroacoustiques avec l'amplis. C'est marrant.
On se ballade un peut dans le parc et on croise un saxophoniste solitaire, puis une mère de famille et ses deux enfants qui cherchent des petites sémi avec des torches rouge. A cette heure les sémis s'endorment et les petits sortent, on peut alors les voir sur les ecorses des arbres; pas très beau mais instructif.
On rentre par les mêmes petites rues aux belle maisons qu'a l'allée. Puis on va au supermarché acheter des Somen, du tofu, des sortes de pommes de terre d'ici, du poisson cru et des sauces pour se faire un bon repas du soir.
Avant de manger on va faire un tour au sento, les bains chaud de Tokyo; après ça on n'a plus qu'une envie; manger et puis... dormir.

Jour 16 - les fantômes de Yoshiwara

Ce matin j'ai rendez vous avec Ichico san. Nous avons rencontré Ichico l'an dernier au Liaison-café de Shibuya, où nous avons participé ensemble au spectacle de kamishibai de Yuiko Tsuno " Fifi, une souris à Shibuya". Soirée mémorable.
On a revu Ichiko au mois de Juin à Paris où elle était venu accompagner entre autre Yuiko Tsuno lors de sa tournée française de kamishibai.
Aujourd'hui, c'est à Tokyo, métro Uguisudani que nous avons rendez vous. On va retrouver les camarades chez Ryusuke et on part ensemble vers Ueno. A paris, j'avais dit à Ichico que je voulais acheter un Yukata et elle à trouvé ce magazin à Tokyo.
Il y a un peu de choix, je met un moment pour me décider, puis il faut essayer, avec les explications diverses sur les multiples manières de nouer le Obi. J'hésite avec d'autre type de vêtements traditionnels qu'ils ont ici, comme de beaux Akamas, mais devant la difficulté à les nouer, le prix et les spécificité des divers vêtements, je finis par renoncer. 
 
Je repart finalement avec un beau Yukata bleu à petits motifs, un Obi clair et une pochette. Les gétas étaient un peu chères dans cette boutique, j'en trouverais de moins chère un peu plus tard, sur la route.
Ichiko m'a proposé d'aller faire un tour à Yoshiwara, où il y a un temple shinto dédié au Kamisama des artistes. Il y a juste à côté un petit restaurant familial où on peut manger et dont la patrone qui sait faire les noeuds de Obi !!!
On marche un vingtaine de minutes avant d'arriver au petit temple. On fait un tour, on jette une pièce et on fait une prière au dieu des artistes, puis on se rend dans le petit restaurant.
L'accueil est chaleureux, Ichiko est une habituée. Le patron, un homme agé nous raconte une histoire étrange, d'une femme écrivain, apparemment célèbre ( Ieda Shōko ) qui voie des fantômes. Elle viendrait fréquemment dans le temple voisin pour "sauver" des fantômes lors de sortes d'exorcismes.
Bien étrange histoire, mais une manière de rentrer dans l'histoire du quartier. Le quartier de yoshiwara était un genre de marais jusqu'en 1656 où le shoguna décida d'installer un quartier des plaisirs, seul endroit où la prostitution était autorisé (maisons close et courtisanes). Les courtisanes de haut rang etait appelés les Oiran, elles sont souvent représentées dans les estampes, et sujet des premières photos du Japon.
Le quartier a été quasiment rasé en 1923 lors du grand tremblement de terre du kanto.
Le quartier restera tel quel jusqu'en 1958 où la prostitution est officiellement abolie au japon.
Toute cette histoire est racontée avec une documentation intéressante dans le petit café. 
Après un bon repas de cuisine familiale, j’apprends comme promis à nouer le nœud de Obi ainsi que d'autre choses utiles, comment s'assoir en Yukata, comment satisfaire ses besoins naturel, ce qui est loin d’être évident.
On reprend le chemin vers l'appartement de Ryusuke, en Yukata et en Getas, sous la pluie.
Dans la soirée on va retrouver Amie dans un studio de répétition pour une intense séance de travail. Puis on retourne ensemble du côtés de Uguisudani pour manger des ramens et tempuras avec Ryusuke.
mots japonais appris
guuzen ぐうぜん 偶然 hazard
itsuzen ひつぜん 必然 providence
ゆうれう 幽霊 fantôme
いれずみ tatouage

Jour 17 - Dame blanche sur les toits d'Uguisudani

Aujourd'hui on a une grande scéance de travail prévue avec Amie de 15h à 18h.
Le matin, après un french breakfast, œufs à la coque et brioche parfait concocté par François, on regarde quelques vielles photos et vidéos de nos concerts que Mr Go et Ryusuke découvrent. Et ils découvrent aussi combien on a physiquement changé depuis nos débuts avec Mr Gaël dans ce duo comique qu'était "Gaël et Gilles", puis notre période chanson à texte de "l'Alphabet désiré". C'est drôle de voir nos trognes à presque 10 ans d’intervalle. Et ça ne pardonne pas !
Je retrouve sur mon disque dur de vieilles photos que mon papa (dont c'est l'anniverssaire aujourd'hui : お誕生日おめでとうございますおとうさん!) a prise lorsque j’étais tout bébé. C'est l'occasion de présenter ma famille à mes hôtes japonais.
On regarde un de mes films japonais préféré : "Akai hashi no shita no nurui mizu" de Shôhei Imamura et on rigole bien de cette femme (excessivement) "fontaine" pour ne pas dire "femme-geiser"!!!!
Puis on se rend à la répétition et on travaille bien. Ensuite on va au parc Ueno et on refait la performance de Lundi dans le bassin, mais cette fois-ci on la filme pour de bon et on a un meilleur timming. Correspondance étrange avec le film, François devient l'"homme-fontaine", chahuté, bousculé, transpercé par les eaux du Parc.
Après la performance je distribue quelques cartes de visite aux alentours.
Puis on se rend à pied dans le quartier d'Uguisudani.


On va manger Go, Gael François, Amie et moi de délicieux "tsukemens" avec des oeufs dans le bon retaurant de dimanche dernier. Puis on va chez Ryusuke où Junnichiro nous rejoind (le clan Katayama est au complet: attention !) et on s'installe sur la terrasse sur le sommet de l'immeuble pour passer une soirée agréable à siroter du bon saké. Évidemment comme on est en période de "Obon", comme on l'an déjà dit; on ne peut éviter d'assister à des apparitions spectrales et mystérieuses  sous la lune.


Et au milieux de ses fantômes japonais, la Dame blanche d'Uguisudani à l'élégance mystérieuse ne sera certes pas la moins fascinante. Amie, prénom japonais contemporain se traduit par "c'est la beauté qui se révèle de façon particulière" (tout un programme pour notre amie"Amie" dont la fausse modestie adore qu'on la mitraille !!!).

Jour 18 - Wako Social House


On se rend à 13h dans le quartier de Kameido où se trouve le studio de répétition où on travaille avec Amie. On mange avec elle dans un restaurant de poulet frit puis on se rend dans le studio pour 4h de travail.
On répète les morceaux déjà travaillés qui mûrissent bien; le plus difficile reste tout de même "les loups" mais il commence à être très bien.
On crée un nouveau morceau à partir des textes d'Amie; "l'histoire de la petite taupe blanche".
Après la répétition Ryusuke nous rejoind et on va ensemble à Saitama pour rendre visite à Junnishiro, le frère de Go et Ryusuke qui habite dans la Wako Social House. A Saitama on achète de quoi faire un bon barbecue. Il y a de la bière Koedo que j'aime bien, elle est brassée ici à Saitama.
On lance notre barbecue à côté du réfectoire de la Wako Social House. Les habitants de la maison partagent le réfectoire, les cuisines et divers équipements (la bibliothèque, salle de sport) et ils ont chacun une petite chambre pour eux. Ce sont surtout des étudiants et de jeunes actifs; l'ambiance est très sympa.
 On fait la connaissance de Wan "Midori" chan, Amu chan, Haruka.
Après le barbecue on va faire un petit concert dans la maison, on joue "les poissons rouge", "hana fubuki", "Sumimassen" et "les loups". Mais on doit arrêter la musique pourtant pas forte et accoustique à cause d'habitant d'un immeuble voisin qui se sont plaint à la police.
Après plusieurs tentatives pour dormir sur les confortables fauteuils du salon ou de la bibliothèque, on va finalement dormir dans le petit appartement de Junichirooooooooo.

Jour 19 - Nagoya-Jo


Wako Social House, vers 7h ce matin deux réveils sonnent pour rappeler à l'ami Go qu'il est temps de se lever pour aller gagner sa croûte; et même s'il n'en a pas vraiment envie après la soirée d'hier soir Mrs Gaël et Ryusuke sont là pour le motiver.
On se rendort et on dort jusqu'à à peu près 11h; dans le salon du réfectoire on retrouve... Haruka devant son ordinateur, encore et toujours !
On traine en buvant des cafés, en jouant au billard ou en torturant Ryusuke. On fait les plans de la journée et on décide de partir en train, le soir même pour Nagoya.
On rejoind la gare à pied, en chemin on s’arrête dans un liquor-shop ( un "bon" puisqu'ils ont du Shinkame nous dit Gaël ). On goute en quelques uns, mais sans surprise. François m'offre un petit verre à saké, et moi j'en achète un à Ryusuku, ce sera parfait pour accompagner la bonne bouteille de koshu que Gaël lui offre. C'est le jour des cadeaux !
On rejoind la maison de Ryusuke et on fait nos sacs. Go nous rejoind très fatigué par sa journée de travail et par la nuit dernière.
On se dit au revoir et on rejoind Tokyo Station pour prendre le shinkansen pour Nagoya où on arrive deux heures après.
Yuko et Chié nous attendent à la gare, ce sont deux princesses de Nagoya, deux Nagoya-Jo.
On va visiter l'attelier de Yuko qui crée des bijoux et des onbjets d'art en verre, c'est une vielle maison vraiment super au centre de Nagoya, puis on va chez elle, plus en banlieue, et on pose nos sacs pour quelques jours.
On va acheter des plats de gyu-don, qu'on mange à la maison avec d’excellents sakés conservés pour l’occasion
.

Jour 20 - Izakaya de Nagoya

Étape de repos aujourd'hui. Gael viens me réveiller vers 10h30 et on prend un petit déjeuné tous ensemble préparé par Yuko. Gohan, du riz évidemment qu'on mange dans des algues séchées (Nori) et des prunes délicieuses dont l'amertume est coupée au miel.
On prend le bus ensemble, car Yuko se rend à son travail, le bus traverse la ville de Nagoya. On va se promener dans un marché couvert près d'un temple bouddhiste qui en cette période d'Obon prend des air de foire médiévale.
Au marché je suis intéressé par une boutique de vêtements et j'essaie un Samue vert qui me va bien; je le prend.
On continue à se balader dans ce marché; il fait très chaud et le temps est lourd. On s’arrête quelques temps dans un magasin de musique. Ils ont des shamisens d’occasion qui sont abordables. mais comment ranger l'instrument lors du voyage en avion...
Pendant ce temps François prend plein de photos d'ambiance.
On rejoind Yuko dans son bureau. Puis on part ensemble dans un bon izakaya qu'elle connait. Excellent en effet. Je commence par une bière Sapporo, puis on aligne les bons petits plats, sardines à la sauce soja, Tempuras de Gambas, Côte de porc, puis un genre de pot-au-feu japonais délicieux. Et avec ça on boit une sélection de délicieux sakés.
On rentre à pied jusqu'à la gare de bus, assez joyeux.
Puis à la maison où je prend un bain formidablement réparateur, c'est l'heure du repos, je rechausse mes Gétas quelques minutes pour une petite ballade nocturne dans la ville tranquille.

Concert du 07/07/2014 au World Music and Danse Festival - Scène Atlas


Guitare : Gilles Bessou, Chants : Gaël Segear, Batterie : Go Katayama, Trompette : Takapartch

Jour 21 - Kobalele avec Changmi chan

Ce matin je me lève tard. Dans la nuit j'ai mis en ligne la vidéo de notre concert à Hakodate et je me suis endormis tard après avoir discuté avec Emilie sur Facebook.
François a trouvé du miel noir très bon sur les étagères de Yuko. Là ce soir il est en train de gouter ce miel avec un fromage bleu et il adore ça.
Après un déjeuné de somen, on met longtemps a se mettre en route mais on finis par partir pour le café Kobalele ou on retrouve Changmi chan que Gaël avait rencontré avant notre départ pour le japon. Elle dirige un jardin d'enfant ou on va jouer demain et est très intéréssé par la musique.
Le Kobalele est un café très sympa, l'ambiance est très cool. Le patron à une bonne tête et il porte toujour un beau chapeau de paille de pécheur qu'un ami a lui fabrique. Il en vend aussi. Gaël les essaie et Yuko aussi, il leur va bien.
Il y a un chat noir, et un petit garçon qui joue avec. François aussi joue avec le chat. Changmi nous rejoins après un petit moment; on a eut le temps de déguster une bière bio parfaite. Il y a aussi des petits gâteaux très bons. On regarde la vidéo de notre concert à Hakodate avec Meme qui est aussi danseuse de Buto. Changmi telephone a des amis a elle, musiciens, on va les rencontrer dans un petit restaurant pas trop loin ou on mange des pâtes à la japono-italienne.
On fait connaissance avec les musiciens en question et avec la fille de Changmi, vrai Osaka-jo qui a du mal a faire la risette.
On prévoit de faire une mini répète le soir même dans un studio pas loin, Changmi retourne chez elle avec les musiciens, on prévoit de se retrouver au studio quelques heures plus tard.
On a le temps de manger et de visiter le temple Kooshooji avant de se rendre au studio.
On fait une petite répétition d'une heure ou on improvise sur Le christ et Ecris moi, puis Nardala ou on s'amuse beaucoup.

On prévoit de retrouver Changmi demain au kindergarden et ensuite d'aller ensemble au Onsen, pour finalement finir la journée par une performance près de la gare. Tout un programme.

Jour 22 - Le jour ou on est passé a la télé japonaise

Gaël vient me réveiller vers 8h30, on rejoint Changmi chan pour intervenir au kindergarten où elle travaille. En tout il y a 500 enfants dans l'école, mais aujourd'hui on verra que 3 classes, les tout-petits, les moyens et les grands, ce qui fait quand même beaucoup d'enfants car chaque classe est composé d'une soixantaine d'enfants.
L'école est située un peu à l'extérieur de la ville. Elle dépend d'un temple boudhiste mais il y a plus d'Ampamans que de Boudha ici.
Changmi fait des interventions en anglais qui durent de 30mn à 1h, les enfants parlent en anglais, chantent en anglais et font des jeux. Mais aujourd'hui on leur présente la France. Avec les tout-petits on fait quelques trucs amusants, comme on a pris notre mini ampli on peut mettre de l'écho sur la voix et faire parler les enfants dedans.
François dessine au tableau une tour Eiffel (systématiquement confondue avec la Tokyo Tower !), le drapeau français, une baguette et un camenbert. Les enfants pensent d'abord qu'on est américain ! Mais on leur apprend quelques mots de français : "Bonjour", "Je m'appelle..." etc.
Avec les "moyens" on fait quelques chansons et on leur raconte l'histoire du Chat botté, un peu modifiée pour l'occasion. Le chat c'est François of course フランスアは猫です。
Avec les "grands" c'est le même programme mais en plus on fait un jeu où on doit reconnaitre une situation dans un jeu de carte et porter le plus rapidement la carte correspondante à l'endroit où se situe le professeur.
On s'amuse autant que les enfants.
A midi on mange sur place des pizzas que nous ont préparés les gens qui travaillent ici. Après le repas on va visiter le temple puis on se rend au Onsen.
 
On passe l'après midi à se détendre dans les bains d'eau chaude, et on retrouve Changmi et Jasuming à 17h. Elle ont aussi profité du SPA. On retroune à Nagoya, on va se promener quelques minutes du côté du château de Nagoya.
Puis Changmi nous amène dans l'école d'anglais qu'elle à près de sa maison. C'est aussi une école de musique, il y a plein d'instruments en bois.
Sa maison est une belle maison ancienne de Nagoya, toute petite. Jasuming regarde l'histoire de Kiki la petite sorciere. Je voulais essayer le Sitar de Changmi, mais on aura pas le temps aujourd’hui, il est déjà temps de partir pour la gare de Nagoya où on va faire une performance.
Sur place on rencontre des amis de Yuko qui nous racontent qu'ils nous ont vu à midi à la télé. En effet en arrivant à Narita début Juillet Gaël avait été interviewé par une équipe de télé japonaise. L'émission (diffusé sur Tokyo TV dans tous le japon !) est très populaire !
On a donc droit à notre petit moment de célébrité nippone.
Avec la guitare et le petit ampli, on fait quelques chansons au milieux des salarymens qui se pressent dans les bouches de métro.
On joue une variation sur "Sakura sakura" puis "Sumimassen", "le déserteur", "ils sont fous", "le Christ - Ai ga itai" et écris moi.



On doit se dépêcher ensuite pour rejoindre l'excellent Isakaya de sushis où on est attendu à 10h.
On est installé au bar, donc on peut commencer un peu à discuter avec les gens qui sont déjà-là. L'ambiance est très sympa. Et les sushis.... inoubliables. Je n'avais jamais mangé de VRAI sushis avant ceux là. Un délice différent à chaque fois, préparé avec amour par le maitre sushi. Les maitres sushis sont considérés comme des artistes ici.

On a droit à des moments magiques comme le sushis de crevette, délicieux avec le saké proposé; ou la soupe mizo avec un petit morceau de Yuzu au fond. Le meilleur restaurant où je suis allé pour le moment au Japon.
Pour rentrer on fait appel à un service spécial de chauffeur. Ils viennent avec deux chauffeurs et une autre voiture et conduisent votre propre voiture et son équipage jusqu'à bon port, puis repartent avec leur voiture. Et celà ne coûte pas plus cher que le taxi.
Je finis la nuit rêvant sous la lune sur le balcon de Yuko. C'est Obon; je vois mon propre fantôme !

Jour 23 - Nagoya-jo - performance à la gare

Ce matin on découvre la vidéo qui à été diffusée hier soir dans l'emission de  TV Tokyo YOUは何しに日本へ?, on ne comprends pas tous les commentaires bien sur mais on trouve que c'est amusant et surtout tous nos amis nous disent que cette émission est très célèbre.
Je passe donc une partie de la matinée a faire le montage de la vidéo avec un enregistrement de "Sumimassen" à Hakodate cette année et a poster ça sur les réseaux sociaux.
Puis on décide de se mettre en route pour visiter le chateau de Nagoya (Nagoya-Jo). On prend le bus, en chemin je m'arrete chez un photographe très gentil. Il n'a pas ce que je voudrais (un micro aditionel pour mon apareil photo Fuji)  mais on discute quand même. Il m'offre un café glacé.
Le chateau de Nagoya à été en grande partie détruit par un grand inscendit suite aux bombardement américain en 1945. Mais une partie des peintures à été sauvé et est conservé au musé de Nagoya.
On peut visiter les jardins qui sont interessants, le Donjon est beau d'aspect extérieur, mais le bâtiment a été refait et la structure du chateau actuel est en béton, on y accède par des ascensseur. On décide de ne pas le visiter, on continue a voir les jardins ainsi que la réplique du palais Hommaru ou sont placé des répliques des chef d'oeuvres qui sont au musé de Nagoya. La réplique du palais est réalisé avec des matériaux et des technique du XVIIIeme siecle.
 
Après cette promenade on traverse une partie de la ville pour rejoindre Yuko à son attelier d'alchimie-verrerie. On retourne dans les galleries couvertes ou nous sommes allé nous promener le premier jour puis à l'attelier.
Le soir on va manger dans un restaurant chinois avant de nous rendre sur une place devant la gare ou on peut jouer de la musique le soir. On y retrouve un musicien croisé hier, ou métro ou nous avons joué. L'ambiance est différente ici. Il y a plusieurs groupe avec toujours une chanteuse. Un public est attroupé autours de chaque groupe, ce sont tous des garçons, probablement fan de la chanteuse en question. 
Apparemment il nous manque l'atout charme sur ce coup là; mais on arrive tout de même a trouver un public un peut plus rock'n roll pour aprécier quelques morceaux.
 
On joue surtout "Sumimassen" en espérant un peut qu'un spectateur de YOUは何しに日本へ? reconnaisse l'air entendu a la télé hier soir.

Jour 24 - Atsuta-jingū


Aujourd'hui on a pas vraiment de programme, alors on laisse un peut aller la matinée. Avec François on va se trouver un petit déjeuné rapide au Kombini, jus d'orange, café glacé et financier, puis on bulle pendant un moment.
Yuko nous propose d'aller voir un magazin d'antiquité et un magazin de papier japonais. Les deux m'intéressent fortement.
Le magasin d'antiquité est hélas fermé, en revanche le magasin de papier japonais est bien ouvert et fourmille de trésors !
En s'y rendant on passe tout près d'Atsuta Jingu, un temple shinto très ancien. Il est notament cité dans le Kojiki car il est censé abriter un des trois trésor impériaux du japon : l'épée Kusanagi (ou du moins sa réplique car l'original fut perdue le 25 avril 1185 lorsque l'empereur Antoku se jeta à la mer après la défaite de son camp à la bataille de Dan-no-ura.).
Le magasin de papier est extraordinaire, il y a tout ce qu'on peut imaginer d’imprimés, de texture, de formats.  J'achète quelques enveloppes et cartes originales pour mes amis en france.
Yuko rejoins son attelier et nous on va visiter l'Atsuta Jingu. La promenade sous les grands arbres est salvatrice, il y a comme une clim' naturelle ici. Il parait aussi que le lieu est préservé des ondes négatives. C'est en tout cas un havre de paix dédiè a la prière et a la dévosion. On y marche avec respect, c'est tout de même le second lieux le plus saint du shintoïsme après le grand temple d'Ise.
On se promène dans ce grand parc boisé, on va manger des Udons avec des tempuras de légumes, et comme désert une glace au melon en regardant les tortues du lac.
Puis on se met en route vers le métro on veut rejoindre la station Ozone ou nous avons joué il y a deux jours Changmi chan nous a dit qu'il y avait dans ce secteur un liquor shop qui organisait des concert.
On s'arrete entre temps une bonne heure a la station Kanayama ou nous avons joué hier, je fais quelques improvisations sur le rythme des pas des passants puis on se repose dans le vent qui nous rafraichis en ecoutant un folksinger.
 On rejoins Ozone ou on fait de nouveau une performance concert sur la base de notre hit Japonais "Sumimassen". François film de belle images. Yuko nous rejoins et on va ensemble jusqu'au liquor shop.
On devait rejoindre Changmi dans un livehouse près de sa maison, mais Yuko préfère rentrer. On va acheter des sachimis qu'on va manger en même temps que nous dégusterons le saké acheté au liquor store. dans la soirée nous avons des nouvelles d'Ichiko, de Takashi et de Changmi en même temps que nous prenons notre diner.
On va se coucher avec plein de projet pour les jour a venir, juste réfléchir comment s'organiser. Demain nous dormons à Oosaka chez l'ami Takashi.

Jour 25 - Une nuit à Osaka

Finalement Amie ne peut pas répéter ce matin, on dort donc un peut plus que prévu et je consacre une partie de la matinée à rédiger quelques mots pour les amis.
On déjeune, Yuko à préparé de bons onigiris et une omelette, très bon. En début d'après midi Yuko nous amène à Nagoya. On va faire un tour dans le magasin d’antiquités qui était fermé hier.
Il y a des étages pour les antiquités européennes et des étages pour les antiquités japonaises. Il y a beaucoup de bric à brac avec au milieux quelques pièces intéressantes. Un vieux koto qui semble en état, une collection de 78tours que malheureusement on ne peut pas écouter; impossible de savoir si on tombera sur une chanson romantique où une marche militaire. Il y a aussi des petites tables pliantes en bois très pratiques et pas forcément chères.
On repart sans rien acheter. Le restaurant de Soba nous appelle, il y a cinq places de libres pour demain soir, du coup on appelle Yui pour lui dire qu'on ira finalement à 7h dans cet Izakaya; elle rappelle quelques minutes plus tard pour dire qu'elle ne peut pas venir, car c'est a la fois trop tôt a cause de son travail, et trop tard à cause de son emploi du temps du lendemain... souvent Nagoya-jo varie, bien fol qui s'y fie.
On prend le shinkansen jusqu'à Nagoya et on retrouve le chemin de notre bon métro dans l'immense labyrinthe d'Osaka Station.
Arrivé à Minamimorimachi ( à vos souhaits ) on cherche le chemin du Shakura club.
On retrouve Korey, le flutiste avec qui nous avons fait deux concerts mémorables l'an dernier et sa compagne Momoko qui est danseuse.
Il y a une scéance de méditation dans la magnifique arrière salle du Shakura où nous avions joué l'an dernier, le jour du typhon. On reste donc dans la boutique, attablés autours d'un verre et pendant quelques heures on fait défiler 17 morceaux du répertoire. A la fin on est tous un peu fatigués et on a fin, on va manger des nouilles chinoise et du poulet grillé.
Mr Takashi nous ayant fait faux bons, on choisi de dormir sur la terrasse de l'hotel Koku ko avec vue sur les toits et les étoiles, il y a de l'air on est bien comme des oiseaux de passages à Osaka. Demain on répète avec Korey, Momoko et le percussionniste Ryouta.

Jour 26 - Ryouta san

On se réveille sous un ciel magnifique aux couleurs bleu et rose. Des hélicoptères criards « coupent tranche à tranche l’air épais comme du manioc ». Ici tout le monde peut venir dormir une nuit.
On descend de notre abris d’une nuit pour aller acheter des victuailles au combini et aussi pour satisfaire à certains besoins naturels.
Une longue route nous attend ensuite pour nous rendre au rendez vous (vers 10h avec Momoko, Korey et Ryouta, un percusioniste que nous allons rencontrer pour la première fois aujourd'hui.
On attend quelques minutes au chaud devant la station. Korey arrive en premier puis Momoko, on va rejoindre Ryouta dans une sorte de studio qui dépend de l'école de musique, donc ce n'est pas très cher de l'heure.
On commence à travailler vers 10h30 et très vite on a la certitude qu'avec Ryouta, on a affaire a un très bon percusionniste; il enchaine les morceaux avec une aisance déconcertante, à chaque fois il fait des propositions pertinantes et surtout il ne joue jamais trop.
C'est un régal de travailler avec lui, on crée notamment une version alternative des "loups" aux sonorités un peu afro-indienne.
A midi on va acheter des sobas et tempuras bon marché au supermarché et on mange rapidement avant de reprendre le travail. On arrète a 15h45, tout le monde est fatigué. On prend le bus pour Osaka station, puis le train jusqu'a shin-Osaka et enfin le shinkansen jusqu'a Nagoya.
Yuiko nous attend devant la gare, on va ensemble dans un très bon restaurant de Soba. Sur la route on croise une femme (coréenne) avec une poule sur le bras, interloqués on rentre dans une sorte de boutique où on vend des animaux.
On poursuit notre promenade dans des rues plus petites et charmantes jusqu'au très bon Izakaya.
La cuisine est excellente. On a des plats de poissons crus, grillés, des tempuras et bien sur des Sobas extraordinaires. Le choix des sakés, et leur agencement est plus discutable.
Mais on se régale et on rigole beaucoup. On rentre assez tôt chez Yuiko, une fois encore c'est un chauffeur qui nous ramène. Après une douche bienfaisance je retrouve avec joie l'odeur des tatamis où il fait bon passer une (courte) nuit. Demain matin, levé aux aurores, répétition à Tokyo.

Jour 27 - Nanya livehouse

Gaël me réveille vers 7h et va se recoucher, on est fatigué mais il faut se lever pour aller répéter avec Amie à Tokyo.
En plus, il se met à pleuvoir des cordes. François vient à la gare avec nous mais va profiter de la journée pour aller visiter de son côtés Nara, où il fait une belle ballade dans les bois, puis Kyoto.
Avec Mr Gaël on part dans la direction opposée, maintenant qu'on a activé nos "railpass", on peut prendre les trains sans compter. On passe devant le mont Fuji dont la tête est invisible plongée dans de nuages épais.
A Tokyo on refait le parcours jusqu'au studio de répétition, avec les deux changements à Tokyo Sta  puis Akibahara, le studio est à Kameido.
On achète des bentos qu'on mange au studio en attendant Amie.
On fait trois heures de répétition, on a bien progressé, Amie connait maintenant bien ses parties.
Il reste à travailler la voix au travers d'exercices de chants, et toujours travailler un  peu "les loups".
Après la répétition on fait la même route en sens inverse. A Tokyo station j'achète un bon Ekiben que je mange en passant une seconde fois devant Fuji-san a présent invisible.
Yuko nous attend à la gare et on va à la Livehouse où Changmi chan nous a programmé pour le soir du 27 Août.
Le lieu est intéressant, on se croirait à l’intérieur d'un bateau-chalet. Il y a un groupe de total free jazz qui va jouer ce soir et ils répètent à fond. On mange en bas des plats d'izakaya dont un tatakis de Katsuo délicieux.
 Le lieu est vraiment bien, on va bien s'amuser ici le 27.

Jour 28 - Bara san, Shibori d'Arimatsu


C'est dimanche.
On fait un petit déjeuné français avec du jus d'orange, du café glacé, un gâteau aux noix, de la brioche passée à la poële et des oeufs à la coque délicieux.
Je vais à la poste mais elle est fermée, alors je veux juste acheter des timbres au combinis, mais comme ils ne sont pas sûr que les enveloppes sont à la bonne taille, ils ne me les vendent pas. Demain lundi la poste sera ouverte et j'irais.
On part de la maison pour retrouver Yuko à l'atelier. En passant on va voir un café étrange qui est juste à côtés de chez elle. Il n'y a perssonne, on leur demande si il y a de la musique parfois : non; si il font à manger : non; si il vendent de l'acool : non! On peut juste boire du café ou du thé, chiant quoi ! On comprend pourquoi c'est vide !
On prend le bus jusque Sakae, puis on marche jusqu'au studio. Yuko est en plein travail, elle a beaucoup de bijoux à réaliser avant la prochaine exposition.
On va ensemble jusqu'au studio où on a déjà été avec Changmi chan, on va répéter avec Bara san, un ami à elle qui est percussionniste. Arrivé un peu en avance, il attend dans le parking avec sa voiture remplie d'instrument de percussion, il a quasiment amené sa propre batterie. On porte tout jusqu'au studio et on monte tout au 2nd étage avec un petit ascenseur.
On répète une heure, Changmi chan est au violon, on travaille "Ali baba", "Sumimassen", "le déserteur". Puis on fait une pause d'une heure où on va manger dans un restau. vietnamien à côté (jasming nous y rejoint avec son cahier de leçon de kanjis), puis on retourne travailler une heure au studio, on travaille "l'heure tourne", "écris moi", "la bibliotheque brûle" et "hana fubuki".
Il est tard mais on décide de passer tout de même dans un Izakaya, du côté d'Arimatsu, c'est à dire assez excentré par rapport à Nagoya. Le quartier à l'air très calme, l'Izakaya aussi, mais il y a une très grande scène avec une batterie donc ça peut être intéressant.
On peut choisir une date pour jouer si on veut. On repart sans avoir bu un verre et retraversons le quartier d'Arimatsu, dont j'apprend qu'il est célèbre depuis le XVIIeme siècle pour l'art du Shibori (tissu teint façon taï&daï) qui y est pratiqué avec excellence.

Jour 29 - Nagoya-ko, François Tanjoubi

Aujourd'hui c'est l'anniverssaire de François. Du coup, pour lui faire une surprise on lui dit qu'on va répéter avec Bara ce soir, et on réserve dans un restaurant coréen de Nagoya.
Hier je me suis couché très tard car on a réalisé deux beaux flyers pour nos prochains concerts.
Du coup je dort un peut tard. Pour le petit déjeuné François nous prépare des oreilles d'ours, sorte de pascade au miel. Très bon.
Ensuite on consacre une partie de la journée à rédiger des courriers et a les poster.
Avec François on va visiter le port de Nagoya.
Il y a un grand bateau dans le port de Nagoya, le Fuji. On se demande comment il peut se trouver là !
On monte en haut d'une tour ou on a une jolie vue sur la ville. Puis on va manger dans une boutique du port des takoyakis et des yakis-sobas.
En rentrant on croise un petit chat.
On retourne vers le quartier de l'attelier de Yuko. Dans une librairie on trouve
un beau livre sur les yōkai, les monstres japonais qui sont dans les illustrations de l'époque Edo. On rigole beaucoup car certains nous ressemblent assez.
Yuko viens nous chercher et on va au restaurant Coréen. On mange des petites crèpes très bonnes, un Binbipbap et un pot au feu de poulet avec des choux, pommes de terre et pâte de riz. Très bon, avec une sorte de saké brut koréen.
On rentre chez Yuko sous la pluie pour manger le gâteau d'anniverssaire de François le yōkai.

Jour 30 - Saravah à Shibuya

 
On se lève tôt pour prendre le train pour Tokyo ou une journée chargée nous attends.
François nous refait ce matin ses fameuses "oreilles d’ours » au miel. On prend nos parapluies et on file a la gare.
 
On prend un Shinkansen KODAMA, mais ce sont les plus lents et on s’arrête a toutes les gares; on met presque trois heures a rejoindre Tokyo…
Je guète Fuji san que je ne voit pas avec la brume et les nuages.
Quant on arrive à Tokyo il pleut. On va poser nos sacs chez l’ami Ryusuke; on est tous content de se revoir. On décide d’aller manger les bon Udon qui sont à cotès de chez lui, mais c’est fermé, on se rabat donc sur un nouveau Ramen qui a ouvert près de chez Ryusuke; il n’est pas mauvais.
Le programme chargé de l’après midi c’est d’imprimer des flyers pour les prochains concerts d’Uchronie avant le concert de ce soir à Saravah, puis aller récupérer une borne wifi3G dans une boutique près de Hakuwahara, enfin rejoindre Shibuya et faire les balances au Saravah Club.
Je contacte Yuiko qui nous avait aidé pour nos flyers l’an dernier, elle me donne l’adresse de l’imprimeur ou on était allé mais elle précise qu’il doit y avoir un délai d’une journée.
Elle nous conseille d’essayer d’imprimer dans un Konbini. Au combiné on trouve effectivement des imprimantes-photocopieuse. On imprime des planches de 4 flyers qu’on découpera a la main dans une laverie du quartier transformée pendant quelques minutes en usine à tract.
On va ensuite récupérer la borne wifi et nous voilà en route pour Shibouya. Je me rend compte que j’ai oublié mon costume de scène chez Ryusuke, ça prendra du temps d’aller le chercher. Je décide donc de jouer torse nu dans mon pantalon bleu ample. Tant qu’a jouer les Yokkai, autant l’être jusqu’au bout.
A saravah on retrouve quelques personne croisé l’an dernier. François croise Yuga dans la rue et sa nous fait plaisir de la revoir même si elle ne peut pas rester pour la soirée.
Après les balances on fait quelques allé retour au kombini pour patienter et on fait connaissance avec les autres artistes de la soirée. Le showcase de Saravah permet à des artistes de présenter une forme courte de 10mn dans le cadre d’une petite soirée animée par deux présentateurs.
On fait la connaissance de Satoko qui joue des chansons françaises au mélodika, Michiko qui joue aussi du mélodika et qui est mime, Keiko et son fils Konan qui chantent en français.
Keiko et Konan parlent parfaitement français. On lie donc amitiés. Konan kun à 10 ans et est très débrouillard, il nous aide en traduisant lorsqu’on essaie de parler en japonais. Comme il veut un faux tatouage sur la joue, françois lui dessine un second dragon à l’encre rouge sur le front; c’est un petit yokkai lui aussi maintenant.
Le spectacle commence par Keiko et Konan qui interprètent en français « la scène » de Mathieu Chedid, puis « les champs Elysées ».
Nous jouons après. On commence par « sumimassen » puis « les loups ». On est coupé un peut avant la fin parcequ’on a dépassé notre temps d’une minute dix !
Pas grâce on essaie d’entrainer le présentateur dans notre trip mais il reste de marbre. Pas Yokkai.
On finis la soirée avec quelques verres de vins et même du champagne car il y a des anniversaires à souhaiter.
On rencontre Kozo Hibi qui est chanteur aussi et Tomoko sa femme.
Petit à petit le lieu se vide. On se souviens de notre grande marche de l’an dernier et on a pas envie de récidiver. Heureusement il est moins tard que l’an dernier et on peut prendre notre train sur la Yamamote line !
On va manger dans un petit Izakaya, plutôt bon dans le quartier de Ryusuke, puis on va se coucher pour une très courte nuit. Demain on prend le train de 7h30.
 

Jour 31 - Répétition chez Ryouta, concert au Nanya

On se lève très tôt aujourd'hui pour prendre le train pour Osaka; à 6h15 le réveil sonne après une courte nuit. On fait les bagages et on file rejoindre la Tokyo Station pour le train de 7h50.
On à le temps de prendre un petit bento qu'on mangera dans le train.
Je profite du voyage pour faire le montage du concert de Saravah, il sagit d'aligner les différentes pistes et de corriger quelques (minuscules) défauts de jeu sur "Les loups".
On passe devant Fuji, aujourd’hui encore invisible. Entre le montage et le bento le temps passe vite, déjà 10h30 on arrive à Osaka.
Ryouta viens nous chercher, il a une très grande voiture genre minibus et on roule dans les minuscules rues de ce quartier d'Osaka, c'est très drôle.
Dans un quartier plutôt populaire, Ryouta habite avec sa femme Yoko, qui est pianiste, une petite maison charmante avec des petits lotus en pot devant la porte.
On répète dans le petit salon. On joue tous les morceaux facilement, Ryouta à écrit des partitions de percussions pour tous les morceaux. On travaille un peu plus sur "Vaille que vaille".
On fait une pose et Ryouta nous propose un très bon café, c'est le moment de faire connaissance avec Yoko qu'on à entendu chanter à l'étage mais qu'on a pas encore rencontré.
Ryouta a fait des études de peinture qu'il a abandonné pour la musique. Son père, artiste, réalise des gravures.
On retourne à Nagoya après avoir passé un très bon moment. On a envie de revenir.
Yuko nous attend avec François à la gare de Nagoya, on se rend directement au "Nanya livehouse" et je commence par faire une petite sieste. On va installer le matériel à l'étage et on répète nos morceaux avec Bara san et Changming chan.
Plus tard le poète Isamu et la danseuse Meme nous rejoignent et le public commence à arriver.
On fait un spectacle en deux parties avec une pause d'un quart d'heure. C'est une sorte de grande performance de François et Meme rythmée par les chansons d'Uchronie. On commence par La muse en Noir où Meme et François se préparent et se peignent le visage en blanc et le spectacle commence, hanté par la figure spectrale de Meme et les fourberies du Yokai François. Une sorte de ballet fantastique se met en place et fait revivre l'esprit des estampes cauchemardesque de l'ère Edo.
La seconde partie commence par le "Christ aux oliviers". François introduit la couleur sur le visage de Meme et sur le sien.
On finit par un enchainement "Les loups" - "Hanna fubuki"complétement fou et déjanté. Je finis par jouer alongé sur le sol, enlassant ma guitare tandis que Mr Gaël offre un poulet en plastique comme un bouquet à Mimi Chan.
Après le spectacle on se remet de nos émotions et on reste jusque tard, à discuter et manger les bons petit plats du lieu. Avant de partir on signe sur le mur en bois de la maison avec un dessin de nous trois en ombre chinoise et on promet de revenir !

Jour 32 - Retrouvaille avec Euro.

On dort longtemps pour récupérer des deux dernières journées un peut chargées. Yuko nous prépare un délicieux petit déjeuné. Une soupe super, des omelettes avec des petits oeuf de poisson à l'intérieur et du riz. On à aussi des fromages français et du beurre salé ramené par Chié et offert à Yuko. Merci Chié, merci Yuko; c'était délicieux.
C'est donc heureux qu'on se met en route pour Tokyo, ou nous avons rendez vous au salon de euro Etoile, ou nous avions joué l'an dernier, lors d'une soirée mémorable.Après un petit moment de doute et de flottement, sur l'heure, le jour, le lieux on finis par prendre un train qui nous permettra d’être à l'heure au rendez vous.
Dans le train je fait un petit montage sur le concert de Saravah, nous avons trois caméras différentes, donc c'est un peut compliqué.
A Tokyo on retourne dans ce petit quartier charmant au bord du canal, près de l'Institut Français et on retrouve le chemin vers le salon de Euro.Rihei nous accueille, et on retrouve avec plaisir les gens du lieux qui ne nous ont pas oublié, il y a toujours la trace de notre passage sur le mur près du bar. 

On fait la connaissance de Keiko qui se demandait qui avait fait le joli dessin sur le mur, elle est donc contente de rencontrer François.

On patiente un petit moment puis on retrouve notre Euro avec les cheveux bruns cette année.On doit jouer un set de 30mn, à 8h. Chué, notre ami traducteur que nous avions rencontré ici l'an dernier nous rejoins.
On prépare un set court : "l'heure tourne", "ali baba", technicienne de surface", "le cannibale de paris", "sumimassen" et "les poissons rouges"
Le concert commence. Il y a trois chanteurs de jazz qui interpretent divers standart. La soiree est tres calme jusqu a notre set. On deguste tranquilement une petite biere pendant que kieko nous commente quelques photos de son dernier voyage a Paris.
Apres quelques petit reglage pour la guitare, on commence notre concert. au debut le son a beaucoup de reverbe mais on s habitue. Francois cache derriere le piano apparait durant la premiere chanson. Sur le film de la camera de francois on ne voit presque pas le public, on a donc une ambiance un peut etrange qui fait penser a tween pics et aux films de David Linch.
Sur sumiasen francois refait la danse folle du concert de Nagoya.
Apres le concert on reste quelques temps a discuter avec Keiko et Chué et on décide de déjeuner avec Chué demain midi.
On rentre vers chez Ryusuke et on finis la soirée dans le bon Izakaya en bas de chez lui. Merci Euro !

Jour 33 - Zizi Anabelle


On dort bien chez Mr Ryusuke.
Réveil vers 10h; activités de base, blog, lessive. On se met en route vers shinjuku a 12h, on a rendez vous avec Chué, qui est traducteur et spécialiste de la chanson française.
On est un peut en retard et arrivé a shinjuku, on a du mal à trouver la sortie Est-centre. Une fois dehors, on ne voit pas Mr Chué, on essaie donc de l'appeler, plusieurs fois mais ça marche mal.
Je finis par l'avoir, mais c'est compliqué de s'expliquer. Il finis par nous rejoindre avec son costume de lin brun et son petit chapeau panama.
On discute un moment, Mr Chué est un japonais atypique, original qui a consacré une partie importante de sa vie à la chanson française. Le déclic, nous dit il lui est venu un jour en cours de français lorsque le professeur leur a fait écouter sur un magnétophone à bande un enregistrement des "feuilles mortes".
Mr Chué c'est alors passioné pour la chanson française et est devenu traducteur et chroniqueur pour les journeaux japonais. Aussi interprète pour des stars dont il garde précieusement quelques selfies dans son portefeuille : Aznavour, Gilbert Becaud, Moustaki, Zaaz... la liste est longue et variée.
Après avoir abordé plusieurs idées de projet et bien rigolé, on rejoins Nishiogikubo, le quartier de Tokyo ou se trouve la salle du concert de ce soir "Zizi Anabelle".
C'est un quartier sympa de petites échope ou on flâne avec plaisir. Quelques restaurant français.
 
 
 Zizi Anabelle est une belle salle, bien décorée et avec tout ce qu'il faut pour faire de la musique. On arrive tôt, donc on peut s'installer et répéter tranquillement après l'arrivée de Mlle Amie, notre muse en noir de ce soir.

Une corde cassée, un mi aigue, c'est rare; je change tout le jeux de corde et vais devoir réacorder régulièrement la guitare ce soir !
Il y a deux chanteurs déjà là un chanteur de folk song façon dylan avc une voix eraillée et un chanteur de rock "garage" a la guiatre bien distordue et aux rythme rock'n'roll rétro. Amusant.
Plus tard, les membres d'un blues band arivent un a un, guiatre, basse batterie harmonica.
Le concert commence donc folk, puis rock, blues et enfin arrive l'OVNI d'uchronie.
 On joue une petite heure. Le concert commence par la Muse en noir, aujourd'hui Amie chan avec qui on a beaucoup travaillé. Le concert se déroule bien, il y a une energie et une tension entretenu du début a la fin.
Après le concert on est content de discuter avec les salary-mens du groupe de blues qui ont bien apprécié "sumimassen".
Avant de partir, Naoko, la patrone du lieu m'offre un accordeur pour ma guitare !
On rentre par la yamamote line, une bonne heure de trajet parmi les japonais du vendredi soir rivé a leur téléphone portable ou dormant debout.
Arrivé chez Ryusuke on se repasse le film d'aujourd'hui puis on va se coucher. La pluie tombe, c'est une belle chanson.

Jour 34 - Perfomance à Golden Egg - Kabukijoo - Tokyo

 On dort bien pour récupérer des facéties de la veille chez Zizi Annabelle.
On décide d’aller déjeuner dans le très bon restaurant de Ramen et Tsukemen où on est déjà allé plusieures fois.
On se régale et on se remplit le ventre avec une portion XXL de nouilles et un oeuf poché, le tout à tremper dans une délicieuse soupe où flottent deux beaux morceaux de porc.
On se rend ensuite à Shinjuku, direction "Nannenya": la boutique à la tortue où François avait acheté ses Titibus, les pantalons de travail des ouvriers japonais.
C’est une mode depuis quelques temps de porter des vêtements d’ouvriers originaux, on trouve donc de tout dans cette boutique, même des Jika-tabi coqués. J’essaie quelques trucs qui ne me vont pas trop mal mais n’arrive pas à me décider, finalement je ne prends rien.
Gaël, lui trouve son bonheur. On l’attend devant la boutique sur un petit banc où tourne non-stop l’hymne du magasin « mannenya, Maannnennnyaaaaa…. » on n’en peut plus !
On retourne à pied vers Shinjuku.
En chemin on monte au 45eme étage de la tour nord du Siège du gouvernement métropolitain de Tokyo où on a une vue magnifique sur toute la ville. On voit les montagnes au loin et même par beau temps le mont Fuji (mais ce n'est pas notre cas).
Avant de sortir on remarque un endroit où ils proposent un tampon à l'éfigie du lieu. François s'en met un sur le bras, puis deux, trois, il fait une frise sur son bras droit. Voyant cela, un japonais déchaîné lui propose de l'aider et lui en fait dans le dos, sur l'autre bras et les épaules. Voilà François dans les rues de shinjuku, les "143 vues du Siège du gouvernement métropolitain de Tokyo" tatouées sur le corps.
On rejoint la salle "golden egg" qui est située tout près de la gare de Shinjuku, dans le quartier chaud de Kabukicho.La salle est située au sous sol d'un immeuble. Quant on arrive "L'éclipse Nue" est en train de répéter, le son est très fort et la musique expérimentale explore les sons très aiguës et graves. Le concept est intéressant, il y a des micros ultrasensibles qui sont déplacés, percutés, jetés ou posés contre des partie du corps.
On va quand même acheter des bouchons d'oreille au Kombini le plus proche.
Amie nous rejoint, encore un peu dans les nuages, cachée derrière ses lunettes de soleil.
On fait nos balances, puis on attend le début de la soirée. Il y a une dizaine de groupes ce soir, et pas mal de choses très intéressantes. On à adoré les danseuses d'Haikara et leur numéro burelesque, la guitare de Jet Linda, Asamac...

On va faire un tour pour prendre l'air et manger un onigiri avec Amie. Lorsque l'on revient c'est quasiment à nous de jouer.
On commence par "Le Christ aux oliviers", puis "sumimassen" ça avait commencé chaud avec Amie, là ça part vraiment en vrille avec un "Déserteur" en cuir et clou, puis "Ali Baba" on en est au stade de la possession démoniaque, et, il fallait le film alimentaire de François pour calmer ce brasier dans "Aie ga Itaie", violent et impressionnant. On finit avec les loups.
Après nous il y a un groupe de free-jazz, ils commencent leur impro sur la phrase "Akuma wo sagasu"...
On bois une bière et discute avec les quelques français venu parcequ'ils avait vu le documentaire de "Tracks" sur Arte.
Et puis on rentre, François en bleu et rouge au milieux de la foule du métro interloqué. 

Ryusuke n'est pas chez lui; on va manger dans un petit restaurant de ramen dans la rue en bas. François a toujours sa peinture du coup on sympathise avec tout le monde. La patronne nous achète un CD. On rentre et on regarde la vidéo; le son a saturé, comme on pouvait s'y attendre, mais il y a de bons passages comme "Aie ga Itai", on monte un petit clip avec titre et générique et on le poste sur Youtube.
On s'endort enfin; pendant ce temps, alors qu'on à colé son vélo, le pauvre Ryusuke marche quelque part dans Tokyo.

Jour 35 - visite à Mr Shuho à Atami

Nous avions rencontré Mr Shuho l'an dernier, alors qu'il dirigeait le "Liaison café" ou nous avons passé des heures mémorables l'été dernier. Au printemps de cette année, nous avons apris qu'il avait pris sa retraite.
Le liaison café a fermé, Mr Shuho c'est acheté un petit camping car et à quitté Tokyo pour Atami, au bord de la mer.
Yuiko m'a proposé d'aller lui rendre visite et de passer la journée avec lui, ce qu'on a accepté avec plaisir. Donc ce matin après une petite nuit, on quitte un Ryusuke fatigué de sa mésaventure de la nuit et on rejoins la gare de Tokyo.
On retrouve Yuiko, et on prend le train pour Atami. C'est un train lent qui s'arrète a de nombreuses stations, mais le paysage est jolie, et le voyage agréable.
A Atami, Mr Shuho nous attend avec son petit camping car, on va chez lui, c'est un appartement dans une résidence située sur les hauteurs de la ville.
Son appartement est très cosi, il y a une belle vue sur la mer et la ligne de train et de shinkansen.
François sympathise avec Nana, le chat de Mr Shuho.
On mange une salade très bonne, du poulet frit, du calamar délicieux. Après le repas on va prendre un bain dans le Onsen de la résidence. C'est un vrai Onsen, l'eau est bien chauffée par le volcan.
Après le Onsen on va au bord de la mer, François se baigne et fait un grand tour de nage, Puis on va au café Roka. 



On bois un verre, puis avec Yuiko chan on fait quelques kamishibai pour le petit public des clients du café. C'est un très agréable moment.

On prend le chemin de la gare a pied, a travers la ville, à de nombreux endroit, des petits Onsen, l'eau chauffée par le volcan parcours la ville et fume a tous les coins de rue.

On prend notre Shinkansen et regagnons le bureau de Yuko en métro. Encore du travail, avec François on va prendre une petite bière en terrasse a cotés d'un temple avec un échafaudage devant.

On rentre chez Yuko et on prépare pour le repas les poissons acheté a Atami. Pour le dessert ? C'est le gâteau au chocolat de Maitre François

Jour 36 - Encore des Suchis divins


Il n'y a pas grand chose a raconter sur cette journée ou on c'est levé très tard (12h30).
Une grande partie de la journée a été mise a profit de la réalisation de deux clips vidéos a partir des images tournée à Saravah le 26 aout dernier.
Puis on se rend au bon Suchi-Izakaya. On retrouve Yuko et Kaori Maori et Aya, ses élèves, qu'on avait déjà rencontré lors du live d'Uchronie à Nanya.
On passe une excelente soirée en dégustant les meilleurs suchis du monde !!! Les suchis de jeune calamar frais entre autre sont exceptionnels. Le tout avec le meilleur saké qui soit. Et une soupe Miso délicieuse.
 
On pousse même la chansonette dans le petit bistrot, quelques instrumentaux et "Sumimassen". Le patron est très content et nous offre une jolie tasse à saké.

Finalement on rentre tranquilement, on a une nouvelle fois un service de chauffeur. C'etait une belle soirée. たのしいかたね。Deamain on mange de l'anguille et on va a Kyoto !

Jour 37 - Unagi puis Tokyo Urbanguild


Ce soir on joue à Kyoto avec Korey Degushin a la flute, Michihiro Morisada a la contrebasse et Ryouta Tanaka aux percusions.
On part de Nagoya en voiture. Je me lève assez tôt pour avoir le temps de me raser, mais bien sûr au dernier moment j'oublie toutes mes affaires dans le salon ou dans la chambre en haut et on prend un peut de retard. Pour le spectacle de ce soir, je prend le Yukata bleu avec le obi blanc acheté avec Ichiko à Tokyo.
Avant de prendre l'autoroute pour Kyoto, on s'arrete dans un restaurant d'Unagi (anguille du Japon).
C'est une ancienne maison, a l'étage on mange dans un petit salon. Une jeune femme a cotés de nous mange seule.
Le repas est composé d'un bol de riz avec la fameuse anguille préparée et coupée en petit morceaux, des acompagnements, du thé dont les feuilles ont étés grillées, une soupe.
On se régale, c'est un repas fin et savoureux.
On reprend la route pour Kyoto. L'autoroute passe tout près de Shigaraki. Une région ou on peut voir des ours et des ninjas nous dit Yuko. Et on va y jouer le 6 et le 7 septembre !
A Kyoto on trouve l'adresse pas très facile d'Urbanguild. C'est une très belle sale qui fait penser a un acien théatre. On a l'impression d'étre dans une cave et on est au 3eme étage !
François va se maquiller dans la rivière qui coule de l'autre cotés de la rue. Yuko et Momoko l’accompagnent. Il se peint en rouge et bleu et fait des performance amusante dans la ville et devant le commissariat de police, ou il est invité a s'expliquer.
Hureusement ça ne dure pas longtemps et il peut repartir en mettant un t shirt.
Après les répétitions de l'après midi, je met mon Yukata et me promène un peut en ville. François m'a dessiné une tempète de fleur de cerisier sur le crane et les passant sont dubitatif... est ce une maladie contagieuse ?
Avant le concert je fait connaissance avec Atsuko chan qui est une amie pianiste de Korhey. On retrouve Yamada Chan que nous avions rencontré l'an dernier lors du festival de Shigaraki.
On commence le concert à 19h,par la muse en noir, puis ange. Le premier set se déroule très bien, avec des morceaux et quelques improvisation sur les danses-performances de François et Momoko, jusqu'au moment, vers la fin du dernier morceau (vaille que vaille) ou ma corde de Mi aigue lache.
Je n'ai pas de jeu de rechange car une corde avait cassé quelques jour plus tôt. Heureusement la corde a cassé très près du chevalet et je peut la réutiliser.
Donc après une pose un peut stressante on reprend notre récital. On finis en super-energie avec "Akuma" ou je finis avec le yukata ouvert, en slip jouant de la guitare dans le public, puis Sumimassen, notre hymne au japon désormais.
Comme d'habitube on prend un moment pour discuter, boire un verre et manger un morveau, puis on reprend la route vers Nagoya ou on arrive deux heures plus tard.

Jour 38 - chopping à Nagoya, Ripple café


Je passe la matinée à monter les vidéos d'hier soir à Kyoto pendant que François crée un petit jardin d'hiver très kawai sur la terrasse de Yuko.
A midi il nous prépare un bon repas avec des restes fort bien acomodès.
On part se promener au centre de Nagoya, on flane. Dans une boutique spécialisé en chaussures japonaises, j'achète une jolie paire de Geta en bois très léger, fabriqués au japon près de Fujisan.
Le magasin de musique ou je voulais acheter des jeux de cordes de rechange est fermé. On retourne dans le quartier des bureau de Yuko, comme elle n'a pas finis son travail, on retourne à la petite place sympa qu'on avait trouvé avec François. Le restao chinois est fermé lui aussi. On bois une bière assis sur le bord de la fontaine.
On rejoins Yuko et on se rend en voiture au Ripple Kafé, qui est situé sous la ligne de métro dans un batiment coloré a cotès d'un cours de danse.
En passant a la galerie comerciale je trouve une traduction en japonais des fleurs du mal (Aku no hana 悪の華)par Horiguchi Daigaku.
Le lieu est interessant, on bois un verre en discutant avec le proprio. François qui à flairé un filon va discuter avec les filles du cours de danse qui viennent de sortir. C'est un cours de danse HipHop que donne Ayaka Sato. On prend les contact et on se donne rendez vous vendredi prochain pour le concert.
On rentre chez Yuko qui découvre son jardin d'hiver et du coup réorganise son salon. On réanime même le vieux tourne disque et le dernier disque resté en place tourne à nouveau ou il c'était arrété.
Pour féter ça, on a un festin de sachimis et des gyozas !

Jour 39 - glass - art exhibition, Higéneuf chez Yuko, Spleen ternaire


Aujourd'hui, on va visiter l'exposition de glass art (bijoux, objet de déco en verre) où Yuko san expose ses oeuvres.
L'exposition se tient dans une ancienne usine, de grands bâtiments en briques rouge. Il y a plusieurs artistes qui exposent surtout des bijoux, perles, pendantifs aux motifs japonais, parfois plus originaux comme les pendantifs avec un mini Yokaï façon Hokusaï dessiné dessus. Des insectes en verre noir dont un beau lucane qui me rappelle celui qui était resté sur la veste de mon grand-père, un soir d'été et qu'il avait ramené dans la maison !
Yuko crée des sphères de verre, contenant de superbes panoramas spatiaux. On a une impression d'espace et de profondeur quant on les regarde, et l'impression varie avec la luminosité. On retrouve une sensation connu enfant lorsque nous avions des belle billes "pétrole" ou des boulards, et que nous regardions à travers.
Il y a des nébuleuses, des galaxies, des planètes... c'est extraordinaire.
Il y a une autre petite expo a côté, c'est une collaboration entre une artiste du papier et un photographe. L'art du papier découpé, puis plié. Il s'agit de silhouettes d'arbres découpés puis projetant leur ombre sur le papier du fond ou une photo. La clim crée un courant d'air qui donne vie a ses micros installation, et donne vie aussi aux photos grand format en les animant d'une vibration aquatique.
Là encore un souvenir me vient, un cours de français où nous avions étudié le fameux passage des "Misérables" ou Cosette doit aller dans la forêt pour chercher de l'eau au puit. Les silhouettes des arbres dont les branches deviennent des mains, je retrouve celà sur certains des tableaux exposés.
Après l'expo on va voir un mini parc de dinausaure-robot installé pour les enfants à côté du parking. C'est rigolo, je prend quelques photos du T-Rex dans la ville pour épater mon neuveu Thibault.
On retourne au magasin d'antiquité. Je vais a l'endroit où j'avais trouvé les vieux disques 78 tours, et cette fois ci je me montre intéressé par un tourne disque afin de pouvoir l'essayer et en fait écouter les disques, en sélectionner et les acheter. On en fait passer à la chaine pendant un bon moment avec Mr François. Il y a beaucoup d'extraits avec des dialogues, comme des dialogues de film. Il y a quelques enregistrements de folklore et de chansons romantiques que je me met de côté.
Pendant ce temps Mr Gaël achète un beau chapeau Meulon fabriqué à Tokyo au début du 20eme siècle !!
Je trouve quelques Obi pour mon Yukata, un rouge et jaune, très beau repéré par françois et un en vrai soie repéré par Gaël.
On va ensuite au super marché pour acheter de quoi faire un barbecue chez Yuko. En japonais "barbe" se dit "Higé". En français "Kiu", c'est "neuf", comme on est de l'autre côté de la terre et que tout s'inverse, j'appelle ça un Higéneuf.
Pour notre Higéneuf on choisit du poisson, un calamar, des brochettes, des petites saucisses, des marshmallow... et une petite sélection de bonnes bières japonaises.
François prépare le Higéneuf dans le petit jardin d'hiver, pendant ce temps sur le vieux tourne disque qui a reprit du service depuis hier on ressuscite les années 80.
La soirée se termine avec cet avant gout de paradis que peut procurer un bon bain chaud en écoutant du Janis Joplin sur une platine 33 tours quant un petit crachin breton venu se perdre à l'autre bout du monde, tapote sur les tôles comme un petit spleen ternaire.
 
"わぎ妹子よ、わが恋人よ、
思いみよ、その楽しさを
もろ共にわれらゆき、かの国に住み!"

Jour 40 - concert au Ripple

Aujourd'hui on fait les préparatifs pour le week end Shigaraki de demain; on va se coucher tard ce soir et on aura probablement pas le temps de faire les bagages. Donc on plie et on trie toutes les affaires.
On se prépare pour le concert de ce soir et puis on part pour le centre ville de Nagoya.
On fait quelques courses, des cordes de guitare, un livre en japonais que je cherchait depuis que j'ai vu l'ile de Giovani au cinéma :"銀河鉄道の夜, Ginga Tetsudō no Yoru".
François achète une série de verre duralex pour l'amie Ryusuke de Sapporo.
On rejoint Yuiko que l'on rencontre en bas de son bureau avec deux amies que l'on va revoir ce soir à notre concert au "Ripple".
On se rend au bar. Avant le concert on va manger quelques Okonomiakis dans un restaurant à côté.
On se rend au "Ripple" où on retrouve Changmi chan qui a mit un Yukata bleu avec des motifs étoiles qui lui va très bien. J'ai moi même apporté mon Yukata, que je met avec le Obi de soie bleu blanc rouge acheté la veille. Bara san nous rejoint, on répète quelques morceaux, puis on boit un verre en attendant 22h, le début du concert.
Des amis de Charlie, qui a organisé cette date pour nous viennent jouer une seconde partie, c'est le groupe punk Leak leek.
On fait une première partie, Changmi est au violon, Bara san à la batterie. On commence par "vaille que vaille" qui tient bien la route, puis Ali baba, Ange ...
On fait une petite pause puis c'est au tours de Leak leek.
Une seconde partie un peu rock. Sur "Akuma" François devient fou, défait les Yukatas, va chercher des passants dans la rue. On fait connaissance avec un francophone ayant étudié Deleuze et Bourdieu et travaillant aujourd'hui dans l'édition. 
On rentre finalement après être resté un moment à discuter dans la rue. 30mn de voiture avant de se rendre compte que j'ai oublié mon portefeuille au RIPPLE (pauvre larve débile que je suis !). J'ai mon passeport sur moi, il n'y a que de l'argent dedans, on appelle le bar ils l'ont retrouvé, Yuko y passera demain. Pour l'heure après un petit encas, il nous faut dormir, demain on se lève à 6h30, et on part en vadrouille pour Shigaraki. 

Jour 41 - Retour à la Yamada Farm

Après une nuit très courte on se lève a 6h30 pour partir vers 7h de la maison de Yuko. En route on achète de quoi petit déjeuner au Kombini. Notre train part vers 8h25, il nous faudra un peut plus d'une heure pour étre a Otsu, en changeant a Kyoto.
A Otsu on est pris en charge en voiture jusqu'a Shigaraki, on retrouve plein de visages amis rencontré l'an dernier.
On pause nos affaires et c'est déjà un débreifing de Michihiro. On comprend comme d'habitude 1/10 des indiquations mais on fera avec. En gros je vais jouer avec l'orchestre sur les improvisations.
Après un premier thème et impro ce sera a Uchrnie de jouer 15min ( le deserteur, vaille que vaille, sumimassen ).
après cette première mise en bouche on va manger, des giozas et du riz. Puis après la petite sieste digestive on reprend les répétitions. Il fait très lourd.
On répète encore les morceaux d'Uchronie avec le second batteur qui viens d'arriver, puis c'est encore une petite sieste avant de se préparer pour le concert.
Le ciel est devenu noir et au début du concert, il se met a pleuvoir des cordes. A la fin de l'improvisation, ça deviens difficile, on perd une enceinte a cause de la pluie. Mais on continue de jouer. Uchronie fait son concert face aux éléments, la pluie n'en finis pas c'est un déluge qui va durer plus d'une heure. Après Uchronie, le Mellon All Star, en petit commité reprend l'impro sur le thème de Pulp Fiction pendant que les danseurs de buto réunis s'en donnent a coeur joie dans les bains de boue. Et le concert est finalement bien conduit jusqu'a son dénouement.
On reste un moment a attendre à l'abris que la pluie cesse. Et on profite d'une accalmie pour rejoindre la yamada farm. On mange un Currie, puis on se rend au Onsen, celui ou on était allé l'an dernier, parfait.
Quel plaisir qu'un bain chaud sous une pluie fine ! On reste un long moment a profiter des bienfait de  cette eau avant de rentrer boire et parler encore et encore jusque tard dans la salle a manger de la Yamada Farm.

Jour 42 - second concert à la Yamada Farm

Une nuit d'un parfait sommeil après le Onsen délicieux d'hier soir est interrompu par la trompette claironnante de l'importun Yuki. Il est 8h, on doit se lever pour être près pour la répétition de ... 10h, qui sera annulé a l'endroit ou on doit la faire a cause de barbecue, et une fois tout le matériel déplacé dans le salon ou on mange d'habitude et qui a été réaménagé pour l’occasion, il doit être 11h, quasiment midi.
Un petit veau est née dans la matinée.
On déjeune avec un bon plat de riz et des saucisses. Yuko, Changmi, Yasumin viennent nous voir depuis Nagoya.
On fait sensiblement le même spectacle qu'hier dans sa structure, l'improvisation théâtrale des 3 acteurs change, cette fois ci ils utilisent les portes coulissantes qui donnent dans les chambres, et crée un effet très comique en glissant leur tête par l'ouverture et en la laissant glisser jusqu'en bas comme des jetons de "Puissance 4".
Sur la partie des chansons d'uchronie, on invite l'orchestre au complet à nous accompagner. François fait rentrer le petit marcassin de la yamada farm et danse avec lui.
Le spectacle s'achève comme hier par une improvisation générale des instruments avec les danseur de Buto, puis un salut avec tous les artistes.
On profite ensuite tranquillement de la belle après midi à la ferme. Yasumin est très contente de jouer a la fermière.
François rentre à Nagoya avec Yuko et Gaël. Ce soir il prend le train pout Tokyo et demain l'avion le ramène à Paris.
On retourne au bon Onsen d'hier soir. On mange un Katsudon avant d'aller dans les bains. Il fait beau ce soir, c'est agréable de contempler la lune et les étoiles.

Jour 44 - retour à l'école de Changmi Chan

Aujourd'hui Changmi Chan nous propose d'intervenir une fois de plus dans sa classe d'anglais, avec des enfants entre 4 et 6 ans, ce que j'accepte avec plaisir.
Le matin, je vais au Kombini, après un petit café glacé j'achète un petit carnet et un crayon-pinceau d'encre de chine pour m'entrainer aux kanjis. Je retrouve Changmi vers et on va manger un morceau.
On part pour l'école vers 13h, et je retrouve certaines petites tête déjà vu au début du mois. On refait les contines en anglais de la dernière fois, j'acompagne à la guitare, puis quelques jeux autours de l'anglais.
Les enfants sont adorable, je m'amuse à les étonner lorsqu'on me demande "what is your favorite food", je répond toujours "Rabbit", même si ce n'est pas vrai, car ça les étonne toujours qu'on puisse manger du lapin; et on me demande toujours après si les français mangent aussi du chat ?
 Fatigué en fin de journée, on rentre sur Nagoya, Changmi me dépose au bureau de Yuko, puis on va au studio. On va manger un bento sur la petite place a la fontaine en attendant que Yuko finisse son travail puis on rentre chez Yuko manger des Gioza et du poisson cru. Aujourd'hui c'est la première pleine lune de septembre Tsukini, qui marquait la fin des moissons dans le japon ancien et ou on contemple la pleine lune en mangeant des Tsukini Dango, boulette de pâte de riz sucré.


Jour 43 - Concert au Huck Finn

Aujourd'hui on a un concert au Livehouse "le Huck Finn", c'est une courte intervention entre deux groupes programmés ce soir.
Après un déjeuné de poisson cru et riz blanc, on se met en route pour Nagoya, retrouver Yuko à son bureau qui nous conduira au Livehouse.
On arrive durant les répétitions et réglage de batterie. Visiblement, comme à Golden Egg, le son va étre trop fort, je part à la recherche d'un Kombini pour acheter des boulles Kies. Je tourne un peut dans le quartier mais n'en trouve pas, ou bien ils n'ont pas de boules Kies.
Retournant vers le Huck Finn, je croise la voiture de Changmi et Yasumin. Elle restent avec nous un moment durant les balances et les répétitions. Finalement avec Yuko, Yasumin et Changmi on trouve un supermarché avec un rayon pharmacie et on achette les boules Kies.
On retourne au Huck Finn, Changmi ramène Yasumin à la maison, elle reviendra dans la soirée pour le concert.
On va acheter des bentos qu'on mange devant le club en faisant connaissance. avec des artistes de ce soir. Le temps est très doux, il fait bon.
Le programme de ce soir commence par Mr Charlie en formation avec un ami a lui, batteur. Puis un second grouppe tendance punck, après lequel on fait un court interlude de deux chansons avant la prestation de "Leak Leek" avec qui nous avons partagé le "Ripple" vendredi dernier.
Le ton est très rock-punck expérimental. Lors de l'entracte on tranche avec "Le christ aux oliviers" avec la violoniste de "Leak Leek" et son violon rouge. Puis Sumimassen, en nous baladans dans le public avec nos petits amplis.
"Leak Leek" monte sur scène pour une prestation très éthilique, puis c'est Sister Paul. Duo original une batteur et un bassiste, au look très "Cure", la batteur chante en jouant un style plustôt percutant. On pense un peut au Rita Mitsuko pour le cotès duo.
La soirée se termine on reste un moment a discuter avec les artistes dont Sister Paul de Tokyo et on s'en va sous la lune profiter de la nuit.

Jour 45,46 休み昼

Voilà deux jours pour se reposer avant le concert d'Osaka vendredi 12 et à Tokyo samedi.
On met le temps à profit et on fait du montage vidéo sur les vidéos du concert de vendredi dernier au Ripple.
On a deux sources vidéo, le film que Yuko a tourné avec la caméra de François et le film que nous à donné le batteur de Leak leek et on a le son enregistré avec le Zoom.
Je commence par travailler sur "Le christ aux Oliviers". Les images ne sont pas de la même qualité, très sombre, donc je propose un montage qui va vers un onirisme, une ambiance un peut planante, avec beaucoup d'effet sur les images.
Gaël propose d'ajouter des images de aquarium de poissons rouges de Nagoya en surimpression, puis des images du carrefour de Shibuya filmés l'an dernier. Ca marche très bien avec la musique.
On s'attaque ensuite à la vidéo d'"écris-moi". Je propose un montage automatique basé sur un changement aléatoire entre les deux caméra.
Mais ça ne convint pas Mr Gaël qui veut maitriser plus les transition dans le montage.
Le soir on montre les vidéos a Yuko en dinant de Spagettis au gorgonzola et giozas. Le lendemain matin, on s'y remet et on finis le montage d'écris moi.
On va manger un bol de riz, puis je rejoins Changmi et Yasumi pour aller au Onsen. Le rendez vous est devant le Kombini, mais on c'est mal compris sur de quel combini il s'agit... je doit a présent prendre le bus et le metro jusqu'a Yagoto.
On va dans une sorte de piscine-onsen, il y a plusieurs jet d'eau massant, c'est agréable. Après ça  on va manger dans un Izakaya et on rentre à Nagoya. Il a plu une bonne partie de la journée, mais ce soir, le ciel est dégagé. Sur le chemin du retour, le nez en l'air, je contemple les étoiles.

Jour 47 - Chakura, Osaka

Après une courte nuit, on se lève tôt pour prendre la route pour Osaka.
Yuko Chan nous conduit jusqu'a Osaka, on prend l'autoroute. Le paysage de montagne est très beau.
On s’arrête plusieurs fois sur des aires de repos, dans l'une d'elle ou on achète à manger, on à une vue très belle sur le lac Biwa (Biwako). On a un peut du mal a retrouver le chemin du Chakura dans Osaka mais on y arrive et on peut enfin poser nos affaires.
Khorey Deguchi est déjà sur place. On installe la salle et le son. Pendant ce temps on flâne un peut dans la boutique du Chakura.
Petit à petit les protagonistes arrivent Ryouta, Momoko et Yuka son amie danseuses aussi, Amie Chan, qui viens de Tokyo et repart demain matin pour Nara, visiter les montagnes, et enfin Michihiro Morissada sans Natsuhico mais avec sa contrebasse.
Je mange un curry très bon avec du poulet fris, sans savoir qu'un repas de légumes est riz nous sera offert à l'issue du concert.
Ce soir je retrouve Mia Chan avec qui j'avais déjà discuté l'an dernier de la culture Aïnou. Cette année encore nous discutons et j'éspère qu'elle aura remarqué un petit progrès dans mon japonais.
Il y a beaucoup de monde dans la salle se soir, on est content de retrouver Mari chan et Yoko, la compagne de Ryoutta.
Le concert commence par "La muse en noir" et improvisations, puis "Ange", "ecris moi", "Aie ga Itai", "Le déserteur". On est dans une bonne énergie, beaucoup de choses se passent sur scène mais ça reste organisé. Cette cohérence sera plus difficile à garder dans le second set, 15mn après le premier set.
"Le christ aux oliviers", "Alibaba", "Zorro" suivi d'une belle improvisation, "Ils sont foux", "la bibliothèque" et "Akuma".
Après le concert, on vend l'unique CD qu'on a amené et on discute avec le public de ce soir. C'est le moment des cadeaux, Khorey et Momoko nous offrent un cd de chant traditionels Shinto, que nous écouterons dans la voiture du retour. Yuka m'offre une carte avec un symbole caligraphié symbolisant l'unité et la communication. Les artistes mangent du riz et des bons légumes préparée par la maison, puis après de chaux au revoir, nous reprenons la route jusqu'a Nagoya pour une courte dernière nuit dans la ville

Jour 48 - fête chez Keiko


Après cette couché tard ( rentré du concert d'Osaka et préparation des bagages pour Tokyo) on se lève pas trop tard et on part pour la gare de Nagoya, embarquer dans un Nozomi pour Tokyo ou on arrive deux heures plus tard.
Pendant le voyage je discute avec une vielle dame qui part a Tokyo voir ses petits enfants. Ce week end est un week end férié pour les Japonais, qui ne travaillerons pas Lundi.
Arrivé à Tokyo, je reprend les lourds sac et la guitare et on se rend a la station de Shinjuku, puis on marche jusqu'a la maison de Keiko.
C'est Konan qui viens nous chercher, tout éssouflé devant la caserne des pompiers.
Chez Keiko, les invités sont attablés, il y a plein de petites choses très bonnes a grignoter et on boie du cidre. On retrouve Konan et ses frères qui font les foux.
On rencontre Wakako qui travaille dans un grand hotel de Tokyo, en face de l'ambassade américaine, Yoshihiko qui fait des combats de boxe esthétique lors d’événement promotionnel, Teruya qui joue du Kajon.
Il y a aussi un groupe d'amis Koréen et Thaï très gentils. et plus tard le frère de Keiko qui viendra avec une amie.
Chacun, a tour de rôle joue quelques chansons, l'ambiance est bonne enfant. Ca commence par quelques chansons japonaises, puis Keiko joue de sa guitare, puis je joue "le Christ aux oliviers", on enchaine avec "Sumimassen", "Aruike" et "Akuma".
Petit à petit les invitès s'en vont, on reste un peut plus longtemps. Je fais quelques chansons française avec Keiko, Gaël joue avec les enfants. Puis Keiko nous prépare un petit repas de Toffu et légumes et nous accompagne jusqu’à la station de Shinjuku. Le sac pèse lourd sur le dos, on frappe à la porte de l'ami Ryusuke, à peine étonné de nous voir arrivé.

Jour 49 - Ochanomizu, Tokyo Skytree


Aujourd'hui, on a rendez vous à la station Ochanomizu avec Keiko pour aller nous ballader dans la quartier des instruments de musique d'ocasion et des bouquinistes.
On part donc pas trop tard de la maison, et on commence raisonablement la journée par un plat de Sukemen XXL chez Kimihan. Puis on marche jusqu'a Akihabara en passant par Ueno.
 
 On prend le train jusqu'a Ochanomizu. Keiko chan va étre en retard et elle viens avec son fils Lyan, qui n'a pas fait ses devoirs.
Devant la gare, les camions des ultranationalistes distillent un propagande nauséabonde a coup de porte voix agréssif.
On s'éloigne vite et avec Mr Gaël on visite le quartier et on marche dans un beau temple avec des vieux arbres magnifiques.
On retrouve un peut plus tard Keiko et Lyan à la gare, les fachos sont partis.
On va se ballader dans le quartier des instrument d'ocasion; il y a surtout des guitares, mais pas de shamisen... les deux boutiques ou on pourrais en trouver aujourd'hui sont fermès a cause des jours férriès.
Tant pis on se ballade dans le quartier et on va voir les bouquinistes, il y en a un qui est ouvert avec des super bouquins de photos. On décide de retourner vers Akihabara avec Keiko et Lyan.
En chemin Lyan qui ne veut pas faire ses devoirs enchaine caprice sur caprice. Mais parfois il est calme et s'amuse a prendre des photos floues avec mon appareil.
On va visiter la gallerie marchande qui est sous la ligne de train a Akihabara. Il y a plein de produits traditionels, ça reste un peut bobo (des guétas à 30 000 yen, un record). On cherche le cordonier qui a fait les chaussure de Lady Gaga, Keiko veut les essayer, mais on ne le trouve pas. On va quand même boire un bon café et on se promène dans les boutiques.
On retrouve Lyan, qui a finalement fait ses devoirs avec Mr Gaël. On s'extasie devant un magasin d'objet en bois qui propose un ensemble clavier-souris tout en bois.
On acompagne Keiko et Lyan a la gare, puis avec Gaël on décide de continuer notre belle ballade jusqu'a la Skytree Tower et d'y monter si on peut.
La ballade est très belle et agréable. Il fait bon. On arrive dans le quartier de la tour qui a des air de festival traditionel. On rentre dan la tour et monte au 4eme etage... malheureusement comme on est en période de long week end, les réservation ont étés closes a 18h, et il est deja presque 21h, on rentre donc sans étre monté en haut de la tour la plus haute du japon.
 
On rejoins tranquilement notre quartier, en repassant par la route qui nous avait mené a Yoshiwara avec Ichiko.
On retrouve Mr Ryusuke qui ne dort pas mais finis de bricoler sa basse qu'il a entièrement demonté dévernis, peinte, puis remontée. Ce soir il en est a l'accordage. On regarde la seconde partie du film commencé hier en mangeant des bentos du Konbinis, mais je suis trop fatigué et je m'endort.

Jour 50 - Mayumi chan, Lidabachi, Tokyo Dome Hotel

 On a rendez vous à Lidabachi avec Mayumi chan, qu'on a rentré l'an dernier à Hakodate puis à Tokyo. On décide de se retrouver au très jolie Canal café.
Gaël achète quelques patisseries qu'on va déguster en buvant un verre au bord de l'eau. Il fait bon, on regarde les barques du Tokyo Suijyo Club faire quelques tour au milieux des carpes et des tortues. Il y a même une embarquation ou on a trouvé bon de prendre sa guitare, pas très facile de ramer avec ça ! Ils nous font bien rire.

Les patisseries du Canal Café sont délicieuses. On psse un bon moment a discuter de nos projets respectifs avant de se rendre au Salon de Euro étoile ou on va discuter de la tournée prochaine de Euro à Paris et de la façon dont on pourrais organiser quelques concerts avec elle.
On retrouve Mr Chué qui sera notre interprète. On discute longtemps de ce qu'il sera possible de faire lors du séjour de Euro à Paris et on tombe d'accord sur une répétition avant mon départ, le 17 a 10h30.
On raccompagne Mayumi au métro, après de chalereux au revoir, on se remet en route Gaël et moi, comme hier on décide de faire une grande promenade. Je retourne a l'institut franco-japonais, et à la librairies j'achète la traduction des poèmes de Nakahara Chuyo en français, ainsi qu'un petit aissé sur l'astringeance du Kaki.
On continue notre promenade dans un beau quartier agréable et très calme, puis les maisons deviennent chic.
 On finis par prendre la direction de la Skytree tower et finalement on se retrouve près de Tokyo Dome, et j'invite Mr Gaël à aller boire un verre au dernier étage du Tokyo Dome Hotel. On profite des magnifiques ascenceur de l'hotel et on contemple la vue (qui n'a pas beaucoup changée depuis l'an dernier) en buvant une margarita et une ginger-ale.
On rentre avec le train, puis on va manger avec Ryusuke dans le bon Izakaya a cotès de chez lui et on se régale une fois de plus.

Jour 51 - Vegie Island earthquake, Shinjuku - Uigusudani

On se réveille tard ce matin, déjà en retard pour le rendez vous avec Keiko au café "Vegie Island" pour un "english café". Pour y aller on cours prendre le métro, mais je me trompe de direction, on fait une station et on repart dans le bon sens, finalement après avoir galéré pour trouver le lieux, on arrive alors que tout le monde s'en va. On a quand même le temps de discuter un peut. Un petit tremblement de terre remue un peut l'immeuble.
On décide d'accompagner Keiko au concert des amis Thai et Koréens qu'on a rencontré chez elle samedi dernier. Il sagit en fait d'un "world camp" organisé par l'international youth fellowship. Ca se passe à Yoyogi Parc, au National Olympics Memorial Youth Center. On se rend en métro au Harajuku et on essaie de rentrer par le temple Meiji mais le parc est fermé a cause des moustiques.

On achete quand même une glace au thé vert et on fait le tour du parc jusqu'au mémorial.

Il y a plusieurs stands, un par continent; et des petits spectacles pour chaque région; après avoir discuté de Dieu avec deux pasteur, on se rend compte que l'international youth fellowship doit étre une sorte d'assemblé de missionaires evangeliste ou quelque chose du genre. On passe quand même un bon moment là bas avec Keiko.
On va ensuite acheter a manger rapide dans un Kombini et on commence notre marche d'aujourd'hui entre Yoyogi Koen et Lidabachi ou on va encore manger un des déliceux gateaux du "canal café".
On retourne chez Ryusuke en train et on va au sento ou on retrouve les têtes du quartier déjà vu la derniere fois. On nous dit que les bains sont au deuxieme etage mais on insiste; non, c'est au premier etage qu'on va d'habitude. Le concierge n'en demord pas, et pour cause; il suffit de lire les kanji : bain des femmes en bas; bain des hommes en haut ! Ca change d'une fois sur l'autre mais il vaut mieux pas se tromper.
Après un bon bain on retrouve l'ami Ryusuke et on va ensemble manger des ramen et sukemen au restaurant chinois ou on avait déja été après la performance de "Paint your teeth" au golden egg.
Le propriétaire et sa femme a qui nous avions vendu un CD nous reconnaissent, ils sont sympas et on discute un moment avant de rentrer.

Jour 52 - Répétition au Salon de Euro


Aujourd'hui, on a rendez vous a 12h30 à Lidabachi pour travailler avec Euro san et ses élèves qui vont venir à Paris pour 5 jours en Février prochain.
On prend donc la route habituelle, Yamamote line puis Chūō line pour se rendre à Lidabachi. On commence par partager un repas d'Onigiri et Fried-Chiken. Chué est heureusement là pour traduire les conversations.
On fait la connaissance de Kaoru et sa fille. Kaoru est chanteuse et pianiste. Elle va venir à Paris et souhaite travailler avec Gaël. On va aussi travailler avec Rihei avec qui on avait déjà fait une perdormance l'an dernier avec François.
Gaël propose a Kaoru de sortir de ses habitudes, il déstabilise pour essayer d'obtenir une interprétation plus personnelle de la chanson qu'elle a choisi. Encore une fois Chué joue l'interprète et Gaël le fait même intervenir en lui proposant d'interpréter un poème de Prévert, qui deviens une performance.
Puis avec Rihei aussi on fait de belles improvisation. Plein d'idées et de possibilité, mais encore beaucoup de chose a mettre en place et beaucoup de temps passé en discutions.
On repart a pieds, on va manger encore une délicieuse patisserie au "café Canal", puis j'ai envie de manger des suchis, on va en acheter dans le quartier et aussi du calamar et d'autre plats prépéré, on ramène tout ça chez Ryusuke et on se régale avec un peut de saké et de biere de Nigata.

Jour 53 - Daikanyama - Shimpachi for the Devil - Yuko tanjoubi

Ce matin, comme elle a un peut de temps aujourd'hui, je me prépare pour aller déjeuner avec Mayumi dans le quartier branché de Daikanyama.
On va dans un restaurant mexicain, sur la terrasse d'un building ou on a une belle vue sur la ville et la Tokyo Tower. On mange des Buritos et Quesadilla en buvant du Ginger ale. Encore une fois, pour un endroit branché avec de la bonne cuisine mexicaine, c'est très abordable.
On passe un bon moment au soleil, puis on va se balader dans le quartier, quelques boutiques de vêtements un peut originaux et plutôt cher, le plus beau Starbuck de Tokyo, dans un immeuble d'architecte avec une petite place très belle est très tranquille, ombragée. Et une grande librairie. que du bonheur !
Après une légère flanerie, et dans un magasin Leica parmis d'anciens appareils photo, et polaroids, j'ai trouvé La Camera que je cherchait, petit gadjet un peut trop cher pour moi, on va boire un café et déguster un petit Monte Bianco en terrasse d'un Italien.
On discute avec Anup en Inde qui va bien; on parle de nos futurs projets de collaboration.
Puis Mr Gaël m'appelle via Mayumi, on propose de se retrouver dans un Izakaya, près de Tokyo Sta, Chez Shimpachi, un ami de Yuko pour fêter son anniversaire.
Encore une fois chez Shimpachi on se régale ! Yuko fait la connaissance de Mayumi et Ryusuke dont elle a bien entendu parler. Les plats délicieux se succèdent. Le coeur du repas consistera en un bouillon de Hamaguri (gros coquillages), sous lequel le feux est maintenu et dans lequel on fait cuire tour a tour des légumes des champignons (Shitake)... les Hamaguri en eux mêmes sont super, et la soupe évolue en gout en même temps qu'on s'en resert.
Les sakès (de toutes sortes mais surtout des Shinkame) sont dlicieux.
Inspiré par Matsu no O, le dieu du saké, nous écrivons à trois un petit quatrain tout en japonais. Je le caligraphie et nous posons fièrement tous les trois avec notre oeuvre.
酒が女を宝にする宝が月を魚にする魚が海をはらませて海は甘露な酒になる
ジル、隆介、結子
Nous rentrons ensuite ensemble chez l'Ami Ryusuke qui nous héberge une nuit de plus.

Jour 55 - Kanda, Estampes et Sanshin chez euro.

Le réveil sonne tôt pour Yuko chan qui doit rejoindre Tokyo Station et rentrer à Nagoya.
Gaël l'acompagne a la gare, avec ryusuke on regarde le documentaire de Pierre Barouh sur le bresil "Saravah" et on boit du thé.
Malgrès le super repas de la veille, vers 13h on a encore faim. Gael a plustot envie de se reposer, avec Ryusuke on veut aller au butadon, mais il est fermé (définitivement) et comme il a oublié sa borne wifi il doit retourné a l'appartement on doit se retrouver au Udon, mais je me trompe et vais au Sukya.
On finis par se retoruver tou de même, mais le udon est fermé aussi !
On va donc chez Kimihan manger nos sukemens préférées, cette fois ci je choisi la petite portion, mais épicée.
Ryusuke va travailler, je retourne à l'appartement de Ryusuke, au passage je poste quelques lettres ecrite le matin.
Mr Gaël décide de m'accompagner dans le quartier de Ochanomizu-kanda ou se trouve les librairies anciennes.
Difficile de retrouver mon chemin alors qu'on est venu ici Lundi; Mr gael m'aide.
Je vais d'abord chez Hara Shobo, une galerie ou on trouve de nombreuses estampes et livres illustrès de l'époque Edo. Une caverne d'Ali Baba ou je flâne à loisir.
J'y reste un moment, puis je vais à la librairie française, je cherche une édition de fleurs du mal en Japonais (悪の華). Contrairement a ce que je pensait Nakahara Chuya ne les a pas traduite; c'est les illuminations d'Arthur Rimbaud qu'il à traduite. Je regarde plusieurs éditions sans parvenir a me décider; il est déjà temps de filer au Salon de Euro pour le spectacle de ce soir.
Spectacle de chanson, EUro chante Piaf et des chanson française avec une franche energie, puis d'autre chanteuses lui succède dont notre amie Kaeru, qui invite a deux reprises Gaël à l'acompagner sur scène pour deux duos poignants dont un "dans les montagnes de Narayama" magnifique.
Rihei à apporté son Sanshin, et après avoir discuté un moment de phylosophie Zazen avec la pianiste de ce soir, je suis ma première leçon de Sanshin (sorte de luth japonais dont la caisse de resonance est recouverte d'une peau de serpent) sur des air d'Okinawa.
Ainsi la soirée se passe tranquilement, et il est déjà tard lorsque nous quittons les lieux et rentrons a Uguisudani.
Il n'est cependant pas trop tard pour aller manger deux Tonkatsu à l'Izakaya d'en bas. Note un peut plus salée qu'attendue; note bien amère qui ne sort pas d'un Sanshin d'Okinawa.

Jour 56 - Tsukiji avec Michico-Chan, rakugo avec Yuiko chan.

Ryusuke me reveille ce matin, et je suis déjà en retard (le téléphone montre 7h35 et j'avais rendez vous à 7h30 avec Michiko chan; il a pas sonné dans la nuit). Rapidement je demande à Ryusuke d'appeler Michiko pour lui expliquer et je cours jusqu'a la gare. Une demi heure plus tard, je suis à Yurakusho et je retrouve Michiko Kukahara.
On à rencontré Michiko lors de la soirée a laquelle on à participé à Saravah à Shibuya. Elle à fait un petit numéro de mime et interprété les chansons des anime du studio Giburi au mélodika. Très poétique.
On avait parlé un peut après mais son histoire c'était arrêté sur ces études en anthropologie, qui m'avaient intriguées, j'avais envie de connaitre la suite. On c'est donc donné rendez vous la veille de mon retour en france pour une petite ballade dans le marché au poisson de Tokyo Tsujiki.
On vend plus que du poisson à Tsukiji, des légumes, des champignons... c'est un grand bazar, beaucoup de produits viennent d'Hokaido. Il y a quelques restaurant de poisson, on va manger des sashimis avec du riz et une soupe au comptoir d'une minuscule échope.
Puis on se ballade à pied jusqu'a Tokyo Station. Je fait un petit tour à OtchanoMisu et Akihabara avant de rentrer retrouver Mr Gaël.
C'est le moment de faire ces baggages avant le départ très tôt demain matin. On a du mal a tout faire rentrer dans le sac et j'ai bien du oublier une ou deux chemises chez Mr Ryusuke.
Le soir on part à Shinjuku retrouver Yuiko Tsuno au temple Hanazono Jinja pour saluer le kamisama des arts et nous rendre ensemble dans un petit théâtre pour assister a une représentation de rakugo (spectacle d'histoire drôle; un peut le stand up assis du japon).
Avant de nous rendre au théâtre on passe dans un petit café anarchiste très sympa que Yuiko voulait nous faire découvrir.



Le spectacle est très codifié, les acteurs sont assis sur un petit coussin, ils ont tous le même type de kimono et le seul accèssoire est un éventail et un morceau de tissus, qu'ils utilisent pour mimer des objets. Le reste est le jeu de l'acteur pour changer légèrement le ton de la voix, la mimique du visage.

Evidement on ne comprend rien, car ils parlent très vite et on a pas le vocabulaire mais c'est tout de même interessant. En plus il y a des numéros de cirque interessant, l'homme qui decoupe des profils dans une feuille de papier, le numéro de jongle avec une ombrelle, ou la theière qui dans sur un baton de bois tenu dans la bouche.
On va ensuite boire un verre dans un  café en face et on rentre retrouver Ryusuke. On va une dernière fois au Sento avant mon départ, puis faute de retourner a l'Isakaya qui nous a joué un tour hier soir, on se rabat sur Sukya. Puis on rentre pour une courte nuit, demain je part à 6h30 de Nipori station, direction Narita puis Frankfurt.

Jour 57 - Tokyo Frankfurt Paris

6h10, on quitte la maison de Ryusuke pour se rendre à Nipori Station.
Avant de partir Ryusuke me donne un petit pot de wazabi au yuzu parceque j'avais trouvé ça bon l'autre jour au restaurant ! おみあげです。
A Nipori je prend un express pour Narita et du coup je me retrouve bien en avance à Narita. Je profite des quelques heures avant l'embarquement pour faire le tour des boutiques et flâner dans l'aeroport.
On embarque une demi heure en retard, ma place est à cotès du hublot, je pourrais contempler le paysage tout le long du voyage; s'il n'y a pas trop de nuage ce sera beau de survoler les côtes.
Le vol se passe bien, j'essaie de dormir un peut, les films proposés ne sont pas très interessant, je me plonge dans la poésie de Nakahara Chuya.
Arrivé à Frankfurt je retrouve Ximena, qui viens me tenir compagnie durant ma longue escale de 7h.
On est bien content de se retrouver. On prend la navette pour Frankfurt am Main ou on dépose mon bagage a la consigne, puis on va boire un café.
On prend un train pour aller a Mainz (Mayence), ou la ville est plus belle, on passe le pont sur le rhin, on se promène un peut dans la ville.
On va dans un pub, puis un restaurant de Tapas on discute tant qu'il deviens urgent de retourner à Frankfurt récupérer le sac puis aller a l'aeroport. Panique, il n'y a pas de train avant 40mn; on prend un taxi qui nous amène juste a temps pour courir aux consignes récupérer le sac et monter dans un train pour l'aeroport. Finalement l'embarquement se fera avec beaucoup de retard et on aurait pu attndre un train.
L'avion décole de frankfurt vers 22h et on est a paris une heure après. Le voyage toujours a cotès du hublot est agréable; vu du ciel les villes sont très belles, comme des amas d'étoiles.
A Paris, le temps de récupérer le gros sac à dos, il n'y a plus de RER C, donc je prend un bus juqu'a gare de l'est puis un taxi jusqu'a la maison ou j'arrive enfin a 1h du matin. Je me couche sans défaire le sac pour 7h de someil profond avant de reprendre la route routinière de l'Observatoire.

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